Endométriose

Sexologie : retrouver une sexualité épanouie avec l’endométriose

Quand l’endométriose s’invite au cœur du couple.
Si on associe souvent l’endométriose aux problèmes de fertilité, on parle encore trop peu de son impact sur la sexualité. Il s’agit pourtant d’un des symptômes les plus courants chez les endométriosiques.

Dans notre société, il reste difficile de parler du désir et du plaisir féminin. La sexualité représente une partie essentielle et constitutive de la qualité de vie des femmes, mais elle est encore entourée de nombreux tabous.

A travers les symptômes de l’endométriose, ses impacts physiologiques et psychologiques, (re)trouver une sexualité épanouie peut s’avérer complexe mais, n’est pas impossible.

Pour mieux comprendre le rôle de l’endométriose sur la sexualité et la qualité de vie des femmes, Chroniques de l’endométriose est partie à la rencontre de Nathalie Cosijns, sexologue et elle-même atteinte de la maladie. Nathalie combine différentes casquettes : infirmière, sexologue et psychologue. Des connaissances qui lui ont permis de développer le mindfullness comme outil principal de prise en charge. Une technique basée sur la pleine conscience de soi, de son corps et de son couple pour s’épanouir au mieux dans son intimité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  SOMMAIRE

 

 

 

Comment est-ce que l’endométriose impacte la sexualité des femmes ?

L’endométriose affecte la région urogénitale. Elle peut toucher en même temps les différents organes génitaux, ainsi que tout ce qu’il y a autour : les ligaments utérosacrés, la vessie, le rectum, les intestins,…

Ces atteintes peuvent provoquer des symptômes très différents qui sont parfois difficiles à relier et à interpréter.
La maladie peut aussi entrainer des douleurs liées à la sexualité : les dyspareunies.

Il est important de rappeler que la sexualité est une sphère très intime et liée à de nombreux tabous.

Ces sujets tabous entrainent une méconnaissance de son propre corps et de ses propres mécanismes du plaisir.

 

Lorsque les douleurs sexuelles et/ou abdominales surviennent, les femmes peuvent penser que c’est normal ou tenter de mettre leurs douleurs de côté parce qu’elles n’arrivent pas à mettre de mots sur celles-ci. Les douleurs liées à l’endométriose sont souvent très intimes et il peut être difficile d’en parler avec son compagnon, son entourage ou encore à des professionnels de la santé.

Cette situation, combinée à une errance médicale, a un impact conséquent sur la sexualité des femmes.

 

Quels sont les différents types de dyspareunies ?

De façon théorique, il en existe 4 :

  • LA DYSPAREUNIE DE TYPE PRIMAIRE

Cette première dyspareunie implique des douleurs qui ont toujours été présentes. Ces douleurs se ressentent lors de la pénétration, par exemple.

  • LA DYSPAREUNIE DE TYPE SECONDAIRE

Cette dyspareunie survient à un moment donné dans la vie de la femme. Les raisons de ces nouvelles douleurs sont multifactorielles. Les étiologies (l’ensemble des causes des maladies) sont nombreuses, elles peuvent être autant organiques que psychologiques.

Si la dyspareunie secondaire est de type organique : on peut trouver des causes infectieuses, inflammatoires, néoplasiques (une prolifération anormale de cellules).

Dans le cas d’une cause néoplasique, comme l’endométriose, la prolifération cellulaire engendre des adhérences, ce qui peut rendre le passage du pénis (ou autre) dans le vagin plus difficile. Les adhérences peuvent provoquer des tiraillements entre les tissus enflammés, ce qui va augmenter aussi les douleurs lors de rapports sexuels.

  • LA DYSPAREUNIE SUPERFICIELLE

Ce type de dyspareunie est lié à la zone externe du sexe de la femme comme les lèvres et l’entrée du vagin.

  • LA DYSPAREUNIE PROFONDE

La dyspareunie profonde représente le type de douleurs que connaissent le plus souvent les femmes atteintes de l’endométriose. Ces douleurs sont localisées au niveau des organes tels que l’utérus, les ovaires, le périnée. 

Ce sont aussi des douleurs que l’on constate au niveau post-orgasmique. Lorsqu’il y a un orgasme et une montée d’excitation, le périnée (qui est un genre d’hamac qui soutient tous les organes de reproduction) se contracte et toutes les adhérences ou autres tissus inflammatoires sont mis en pression. Et cela peut être très douloureux. C’est le même phénomène que lors des menstruations. On peut ressentir un coup de poignard, des fortes contractions, des nausées, des étourdissements,…

 

 

 

L’endométriose peut-elle impacter l’image de soi ?

Lorsque le diagnostic de l’endométriose est posé, les femmes vont passer par une série d’étapes qui va du deuil à l’acceptation de la maladie. C’est un moment où les femmes peuvent exprimer de la colère sur leur corps, le rejeter et/ou connaitre le déni. Chacune réagit à sa manière face à cette annonce.

Infertilité, baisse du désir, traitements,… ce sont aussi des concepts qui peuvent être évoqués et qui vont avoir un impact sur l’image que l’on a de soi et de son corps.

L’image corporelle se nourrit d’expériences positives qui sont en lien avec les circonstances de la vie.
Par exemple, dans le cas de la sexualité, si la femme connait une belle sexualité, avec de beaux orgasmes, une bonne lubrification, que son compagnon ou sa compagne la regarde merveilleusement bien, elle va se sentir belle, elle va être bien dans son corps.

Le diagnostic de l’endométriose vient relancer les dés parce que les douleurs ne sont pas contrôlables, elles peuvent arriver n’importe quand et freiner la sexualité. Les traitements, les épisodes de crises, les dyspareunies,… vont impacter le désir, la libido et l’idée d’avoir des rapports peut induire une certaine appréhension.

Les douleurs mémoires vont aussi participer à une fermeture du corps : lorsque certaines zones ont été mises à mal pendant longtemps, le cerveau et les fibres nerveuses les conservent. Le corps va alors revivre les douleurs même si une opération a permis d’enlever les lésions et les adhérences.

Les femmes peuvent se sentir moins désirantes et moins désirées. Les complexes prennent alors plus de place. Cela va développer un questionnement sur ce corps qu’elles trouvent anormal. Cela peut aussi finir par créer de la jalousie.

La féminité peut se retrouver également impactée. Chacune possède sa représentation de celle-ci, mais la sexualité y est corrélée. Quand on se sent désirée par l’autre, quand on se sent bien dans son corps, on se sent femme.

Tout ceci peut être mis à mal par les symptômes et les conséquences de la maladie. Cela entraine une certaine détresse chez la femme et dans le couple. Ce qui, à terme, peut entrainer d’autres dysfonctionnements sexuels comme le vaginisme.

La perte de confiance en son corps, la diminution de l’image de soi et les douleurs peuvent entrainer un cercle vicieux et mettre à mal l’épanouissement personnel et sexuel des femmes.

Comment réconcilier l’endométriose et la libido ?

Pour évoquer cette question, il est important de rappeler la définition de la libido.

La libido est une sorte d’énergie, un appétit sexuel, un moteur qui va amener les hommes et les femmes à réaliser des activités sexuelles.

Au cours de la vie, la libido va connaître des variations selon les hormones, la fatigue, des facteurs psychologiques mais aussi des facteurs physiques, et cela est normal.

Dans le cas de toutes les maladies, quelles qu’elles soient, le corps souffre et il y a une diminution de cette pulsion de vie, de ce moteur vers le plaisir sexuel.

La libido en tant que telle, elle part de soi. On a trop souvent tendance à penser que la libido, c’est l’autre qui en a le contrôle et le pouvoir. Il est certain que le ou la partenaire va jouer un rôle dans la montée de la libido, mais on remarque que ce désir sexuel s’estompe quand les femmes ne croient plus en elles, qu’elles rejettent leur corps et/ou que les symptômes physiques sont importants.

Du côté physique, la libido va être lissée par :

  • Les traitements hormonaux, comme la prise de la pilule ou la ménopause artificielle qui vont venir priver le corps d’hormones essentielles à la libido.
  • Les douleurs, le stress, la fatigue chronique vont également concentrer toute l’énergie du corps. L’attention cognitive n’est alors plus portée sur ce qui est excitant pour les femmes, mais elle est centrée sur la douleur. Ceci va provoquer une fermeture du corps.

Du côté psychologique :

  • Les douleurs lors des rapports et les douleurs mémoires vont s’inscrire dans le corps et créer une appréhension.
  • L’altération de l’image de soi participe aussi à la diminution du désir.

Il faut avant tout s’aimer soi pour retrouver un désir sexuel et une sexualité épanouie. La libido est influencée par l’image que l’on porte sur soi, sur ses ressentis, ses émotions. Chacun peut l’influencer.

 

Comment se défaire de la culpabilité ?

Les femmes peuvent se sentir coupable de faire peser un poids sur le couple. Un poids que le ou la partenaire n’aurait pas avec une autre. Elles peuvent aussi éprouver de la culpabilité face à des rapports qui ne se déroulent pas toujours comme elles le voudraient, parce que la douleur s’invite trop souvent ou encore parce qu’elles ne font pas autant l’amour que leur entourage,…

Cette culpabilité est souvent liée aux représentations sociales. Pour y remédier, la communication sera une clé.

COMMENT INTÉGRER LA MALADIE AU SEIN DU COUPLE ?

Il faut prendre conscience que dans toute maladie, le couple n’est plus composé de deux personnes, mais de 3.

Il y a cette douleur, cette endométriose, elle est présente dans un triangle amoureux.
C’est important de pouvoir la rendre physique et donc de l’extérioriser, en se disant : « elle est là aujourd’hui, on est vendredi soir, j’ai envie de toi mais j’ai mal donc, on essayera demain ou à un autre moment ». Cela permet aussi d’intégrer le partenaire dans la maladie, de ne pas le laisser de côté.

Il est essentiel d’apporter un éclairage sur les douleurs. Car si on leur ferme la porte, si on les cache à coups d’anti-inflammatoires ou d’anti-douleurs, elles vont augmenter. Il faut pouvoir leur offrir un espace pour mieux les gérer seule ou à deux. C’est vraiment tout le processus de pleine conscience d’une douleur corporelle.

Quels sont les outils pour mieux vivre sa sexualité avec l’endométriose ?

Il existe différents outils à mettre à place. Il faut pouvoir les tester et choisir ce qui correspond le mieux à chaque couple.

LA COMMUNICATION

Le développement d’une communication sexuelle représente une aide pour tous les couples. Il est important d’introduire le compagnon, la compagne dans le combat que représente l’endométriose et ce, dès les prémisses. Ce n’est pas toujours une chose facile. Mais il est essentiel d’expliquer ce qu’est la maladie, d’informer son partenaire sur le sujet, de lui expliquer les douleurs, de le prévenir des rendez-vous médicaux,…

Communiquer sur son désir, sur ses complexes, ses peurs, ses appréhensions seront aussi des éléments cruciaux pour mieux vivre sa sexualité. C’est aussi offrir un espace à l’autre pour exprimer ce qu’il ressent.

LES POSITIONS SANS DOULEURS

Adapter ses positions sexuelles représente un enjeu important. Il faut pouvoir tester les positions et choisir celles qui ne provoquent pas de douleurs. Il faut essayer, tester, changer, se découvrir à deux.

Les sextoys peuvent aider à (re)découvrir un plaisir à deux, à s’ouvrir à d’autres pratiques pour trouver son plaisir.
Il ne faut pas hésiter à utiliser du lubrifiant pour assurer le confort de chacun.

LE SLOW SEX : UNE ALTERNATIVE À DÉCOUVRIR

Il peut être intéressant de développer une sexualité qui tend vers le Slow Sex. Ce concept propose une sexualité qui éveille nos sens et qui ne se focalise pas sur la pénétration.

Le slow sex permet de limiter l’appréhension et les crispations liées à la pénétration. Il permet aussi de créer une bulle de sérénité, de partage et de complicité au sein de son couple.

Le livre Slow Sex, s’aimer en pleine conscience de Richardson et Descombes est une excellente entrée en la matière.

LA PRISE EN CHARGE COMPLÈTE DE L’ENDOMÉTRIOSE

L’endométriose est une maladie chronique inflammatoire, il est important de penser à une prise en charge globale et holistique.
La kinésithérapie, l’ostéopathie, la nutrithérapie, la sexologie, la pratique du yoga, la sophrologie, la méditation,… sont des pistes à explorer pour arriver à mieux vivre avec la maladie.

Dans un couple, l’endométriose s’invite pour créer un triangle amoureux. Une nouvelle colocataire à prendre en compte pour se retrouver soi, son corps et sa féminité et ainsi vivre une sexualité épanouie.

Pour en savoir plus…

Nathalie Cosijns,
sexologue, thérapeute de couple et psychologue

 

 

 
 
Endométriose
En savoir plus

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.

 

Endométriose

La culotte menstruelle bio par Peau Éthique

Le soutien-gorge, la culotte, le string,… les sous-vêtements habillent nos parties les plus intimes, les dissimulent, les mettent en valeur.

 

Confortable, pratique ou érotique, la lingerie est au plus proche de notre corps, de notre intimité. Ainsi, elle peut aussi bien prendre soin de notre corps comme le mettre en danger. Pesticides ou traitements toxiques, les sous-vêtements peuvent être synonymes d’irritations ou d’allergies. Un constat que l’on peut aussi connaitre avec les protections menstruelles.

A condition d’être bien choisie, la lingerie peut représenter un véritable allié du quotidien et ce même dans les « mauvais » jours.
C’est avec l’objectif de proposer des sous-vêtements de qualité et sans danger pour notre santé que Peau Éthique est née.

Chroniques de l’endométriose est partie à la rencontre de Ludivine, co-gérante de Peau Éthique pour échanger et partager autour de la lingerie, l’intimité et l’endométriose.

Peau Éthique, une histoire familiale

C’est en 2004 que Cathy décide de se lancer dans les sous-vêtements bio.
Après avoir constaté de l’eczéma sur le corps de son petit garçon, Cathy se met à la recherche de marques françaises proposant des vêtements bio. Au milieu de toutes les marques, elle ne trouve pas une entreprise qui vend des sous-vêtements à la fois responsables, éthiques et en coton biologique.

Elle décide alors de lancer sa propre affaire, Peau Éthique. Une marque de textile bio qui propose des sous-vêtements allant de la taille bébé à la taille adulte. Aujourd’hui, c’est Ludivine (sa fille) et Sara (sa belle-fille) qui ont repris le flambeau.

Toujours avec l’envie de promouvoir un produit français de qualité, bio et éthique, cette entreprise poursuit son développement avec un nouveau produit phare : la culotte menstruelle 100% en coton bio certifié GOTS.

UNE ENTREPRISE FÉMININE ET FÉMINISTE

Peau Éthique, c’est avant tout une histoire de femmes. Une entreprise engagée qui souhaite faire la différence dans notre société où la fast-fashion prime et où les origines de nos vêtements sont parfois bien floues.

Écologie, éthique et féministe, voilà comment on pourrait résumer cette marque française qui souhaite avant tout proposer de la lingerie bio et accessible à tous.

 

 

 

Une culotte de règles bio

Pour une femme, les règles peuvent être synonymes de douleurs mais également de charge financière et mentale. Au cours d’une vie, les règles peuvent coûter plus de 4000€ pour une seule personne et provoquer près de 150kg de déchets. Sans oublier que l’on ne sait pas toujours ce qui se cache à l’intérieur de nos protections menstruelles.

Avec ce constat, Ludivine et Sara ont décidé de créer un culotte menstruelle lavable, réutilisable et composée de produits bio pour assurer le confort, le bien-être et la santé de toutes.

Ludivine nous confie comment elles ont imaginé ce produit :

« Il y a beaucoup de culottes menstruelles sur le marché. Nous voulions un produit bon, bio, avec une bonne absorption. L’achat d’une culotte de règles, cela représente un investissement et nous souhaitions avoir le meilleur rapport qualité prix ».

UNE CULOTTE QUI JOUE LA TRANSPARENCE

La culotte de règles de Peau Éthique est réalisée en coton biologique. La partie technique est confectionnée en France et la confection du produit est réalisée en Tunisie.

Cette culotte menstruelle présente de nombreux atouts :

  • Elle est respectueuse de la peau des femmes et de son équilibre.
  • Il n’y a pas de risque de choc toxique.
  • Il n’y a ni odeur, ni de fuite.
  • La culotte permet de bouger librement, de faire du sport,…
  • Elle ne provoque pas de sensations d’humidité gênantes.
  • Elle est invisible.
  • La culotte est noire, ce qui permet d’éviter d’être confrontée à son sang.
  • Le petit plus : son élastique dentelle qui la rend élégante.

« La culotte menstruelle ne change pas les règles, mais elle les facilite. » nous affirme Ludivine.

 

Les culottes menstruelles : un moyen de briser le tabou des règles et de l’endométriose

La culotte menstruelle de Peau Éthique n’est pas seulement bio et responsable, elle est également engagée.

Elle coûte 29€ à l’achat, dont 1€ est reversé à l’association de lutte contre l’endométriose : EndoMind.

Ludivine nous explique pourquoi il était important pour elle et l’entreprise de soutenir la sensibilisation à l’endométriose et les tabous entourant les règles :

La création de cette culotte menstruelle nous permettait d’étoffer notre offre de lingerie bio mais cela représentait également un excellent moyen de parler de l’endométriose.

 

J’ai été moi-même diagnostiquée à 32 ans.
Les douleurs, les examens, cela n’a pas toujours été facile. Et je sais combien mon parcours aurait pu être plus aisé si cette maladie avait été plus mise en avant lorsque j’étais jeune.
Il y a encore trop de personnes menstruées qui souffrent durant de longues années sans le savoir.
Je ne peux pas imaginer qu’une jeune fille passe plus de 20 ans à avoir des menstruations sans être diagnostiquée.

 

Alors, lorsqu’on a pu lancer un produit qui nous permettait de soutenir la recherche scientifique, de sensibiliser les femmes et de briser les tabous liés aux règles, on l’a fait. C’était une évidence.

 

Aujourd’hui, il est plus facile de parler des menstruations avec sa famille, son conjoint, ses copains mais dans le milieu professionnel cela représente encore un tabou important. Il y a encore un grand combat à mener.
Annoncer qu’on a une maladie qui touche aux règles, cela peut installer un froid dans le milieu professionnel. Etre fatiguée, avoir des crampes et des douleurs qui nous empêchent de travailler, les employeurs ont du mal à concevoir que cela puisse être handicapant.
C’est déjà lourd à porter et en plus il faut tout faire pour le cacher sur son lieu de travail.

 

Des évolutions doivent être apportées et on peut faire bouger les choses en en parlant, mais aussi avec une culotte de règles.

La culotte de règles Peau Éthique, un sous-vêtement indispensable pour passer ses menstruations en toute sérénité. Et en plus, il soutient la lutte contre l’endométriose. Nous, on adore.

 
 
 
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L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.

 

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La prolothérapie neurale : soulager les douleurs liées aux nerfs

Le corps représente un ensemble complexe. Lorsque quelque chose ne va pas, il est capable de nous envoyer des signes clairs comme la douleur. Parfois, la douleur peut devenir chronique et connaitre des origines différentes.

Nos nerfs peuvent être responsables de nombreuses douleurs intenses et parfois inexpliquées. Soulager les douleurs neuropathiques peut considérablement changer le quotidien des femmes et des hommes. 

Chroniques de l’endométriose est parti à la rencontre du Dr Beco, gynécologue spécialisé en périnéologie et prolothérapie neurale. Il nous explique le processus des douleurs neuropathiques, mais surtout les solutions pour les soulager.

Soulager les douleurs neuropathiques par la prolothérapie neurale

QU’EST-CE QUE LA PROLOTHÉRAPIE NEURALE ?

Tout d’abord, il est important de faire la différence entre la prolothérapie et la prolothérapie neurale.
La prolothérapie est un terme qui vient de l’anglais « proliferative therapy ». L’idée initiale est de réparer des ligaments abimés en injectant du sucre concentré (25%) dans le ligament.
L’injection du sucre concentré va créer une réaction inflammatoire autour du ligament. En 3 ou 4 injections, il guérit seul et les douleurs disparaissent.

Sur ce principe, le Dr Lyftogt, un médecin d’origine hollandaise, s’est rendu compte qu’en injectant du sucre dilué à 5% autour d’un nerf en souffrance, il obtenait une disparition de la douleur dans les 2 minutes.

Un effet presque immédiat.

Aujourd’hui, cette technique est nommée PIT, Périneural injection therapy (thérapie d’injection autour des nerfs) ou prolothérapie neurale.
Le principe du PIT repose sur des injections de sucre dilué à 5% autour d’un ou plusieurs nerfs pour soulager les douleurs.

Le sucre est l’aliment des cellules nerveuses. Ainsi, en fournir au nerf va lui permettre de fonctionner à nouveau normalement. Son inflammation va diminuer et ne plus provoquer de douleurs.

Une inflammation de la paroi du nerf est responsable de douleurs dites névralgiques ou neuropathiques.

Les nerfs du petit bassin

QUELS SONT LES NERFS QUI PEUVENT ÊTRE SOIGNÉS PAR LA PROLOTHÉRAPIE NEURALE ?

Dans la région du pelvis, il peut y avoir plusieurs nerfs impliqués.

1. Les nerfs honteux

A l’heure actuelle le plus connu est le nerf pudendal, aussi nommé le nerf honteux interne. Une fois enflammé, celui-ci va provoquer des douleurs en position assise et qui se manifestent à l’extérieur du périnée.

Le nerf honteux est impliqué dans 3 grandes fonctions : uriner, déféquer ainsi que celle des rapports sexuels.
Dès lors, lorsqu’il est atteint, il peut provoquer des problèmes à ces trois niveaux.
On peut retrouver des symptômes comme des besoins urgents d’uriner, l’incontinence urinaire, des douleurs à la vessie, des difficultés à vider la vessie, de l’incontinence anale, de la constipation, des douleurs durant les rapports sexuels,…

Deux symptômes typiques d’un nerf honteux douloureux sont :

– Le sexual arousal syndrome ou PGAD : le syndrome d’excitation sexuel. Ce sont des femmes qui ressentent des sensations sexuelles de façon constante.
– Les proctalgies fugaces : des douleurs intenses dans l’anus qui durent de quelques secondes à quelques minutes et apparaissent en dehors de la défécation.

2. Le nerf obturateur

La névralgie du nerf obturateur est très fréquente. Cela provoque des douleurs dans le vagin ainsi que des problèmes urinaires importants.

Ce sont des femmes qui ont besoin d’uriner toutes les heures et se relever la nuit (la fréquence mictionnelle, dite normale, est d’une fois toutes les 3 heures et maximum 1 fois par nuit).
La vessie peut faire très mal et il peut y avoir des difficultés à la vider et provoquer de l’incontinence.
Les femmes peuvent ressentir des douleurs à l’entrée ou dans le fond du vagin lors des rapports sexuels mais également de très fortes douleurs, comme des contractions utérines ainsi que des fausses sensations de corps étranger dans le vagin.

Le nerf obturateur et le nerf honteux sont interconnectés via les muscles de la région. Lorsque l’un est enflammé, il va provoquer une contracture des muscles et rendre le second douloureux.

Les deux muscles les plus impliqués sont le muscle piriforme et le muscle obturateur.

3. Le nerf génito-fémoral

Le nerf génito-femoral est un nerf avec deux petites branches qui descendent au niveau des cuisses et une branche qui revient au-dessus du pubis et descend dans les lèvres.
Ce nerf peut provoquer des douleurs au-dessus de la cuisse et sur le dessus de la lèvre vulvaire.

4. Le nerf cutané abdominal

Ce nerf tourne comme une ceinture autour du bassin. Il démarre de la colonne vertébrale, des dorsales 10 et 11 et revient sur le ventre. Il peut provoquer de fortes douleurs des côtes jusqu’au bas du ventre. Ces douleurs sont nommées le syndrome de Maigne.

Le domaine des nerfs est large et peut provoquer de nombreuses douleurs.

Malheureusement, il y a très peu de gynécologues et de médecins qui s’intéressent aux nerfs du petit bassin. Un domaine compliqué et peu enseigné.

 

Les causes d’une inflammation des nerfs

COMMENT UN NERF PEUT SE RETROUVER ENFLAMMÉ ET DEVENIR DOULOUREUX ?

Il existe une multitude de raisons d’avoir un nerf enflammé.

Ici, nous allons évoquer principalement les causes de l’inflammation des nerfs pudendal et obturateur.

  • Une inflammation des nerfs peut provenir des muscles. Une surcharge musculaire au niveau du muscle obturateur et piriforme peut provoquer des douleurs.
  • Une instabilité du bassin ou instabilité de la sacro-iliaque peuvent aussi être une raison.
  • Des anomalies dans les pieds, des mauvaises postures.
  • Un gros stress entraine une contraction des muscles et donc une inflammation.
  • Une chute sur le derrière peut changer légèrement l’anatomie locale.
  • Une profession où l’on est beaucoup assis.
  • La selle d’un vélo, des chocs répétitifs.

Soigner et soulager les nerfs durablement

COMMENT SE DÉROULE UNE THÉRAPIE DE PROLOTHÉRAPIE NEURALE ?

Tout d’abord, il faut repérer les nerfs douloureux chez le/la patient(e).
Chaque nerf a un territoire d’innervation bien précis.

Pour déterminer le ou les nerf(s) douloureux, le praticien va pousser sur quelques points caractéristiques. Il peut également utiliser un test assez simple : le test du palper-rouler (le praticien pince la peau à certains endroits précis du corps, la fait rouler entre ses doigts et observe la réaction de la patiente pour déceler une éventuelle douleur).

COMMENT TRAITER LES NERFS ?

On peut traiter les nerfs avec du PIT et du glucose dilué à 5%.

Le PIT offre un pourcentage de guérison aux alentours de 80%.

Mais on peut faire un pas de plus et traiter la cause pour ne plus que l’inflammation des nerfs revienne.

  • L’instabilité du bassin est un cas qui revient chez beaucoup de personnes.
    Cela est plus fréquemment observé chez les patients souffrant de la maladie d’Ehlers-Danlos. Une maladie héréditaire où les ligaments du corps sont anormalement relâchés. Ils sont hyperlaxes. Ce sont des personnes qui sont capables de prendre leur pouce et de toucher leur poignet, de faire la prière dans le dos, ils peuvent également avoir des articulations qui se déboitent. Ici, la prolothérapie représente une vraie solution. En injectant du glucose concentré à 25% (prolothérapie) dans les ligaments sacro-iliaques, le bassin va se stabiliser et les douleurs vont disparaitre en quelques séances seulement. C’est une maladie très fréquente qui touche 300 000 à 400 000 personnes en Belgique et dont la majorité n’est même pas au courant.
  • Le syndrome de stress post-traumatique. Dans ce cas, la personne a vécu des évènements de vie traumatisants. On peut par exemple citer la pédophilie, un viol, un cadre familial violent, une prise en otage, le terrorisme, un accident de voiture,… Il existe beaucoup de stress post traumatique que l’on peut vivre au cours d’une vie. Ce cas de stress important peut causer des douleurs partout. Tous les nerfs du corps vont être douloureux et cela est très difficile à vivre au Quotidien. La prolothérapie neurale peut aider à soulager le corps en injectant le sucre dilué dans 7 points précis d’acuponcture. Les douleurs vont alors diminuer ainsi que le stress. Mais là aussi on peut traiter les symptômes, mais il vaut mieux attaquer la cause. On peut proposer une combinaison avec une thérapie d’hypnose ou de EMDR (eye movement desensitization and reprocessing).
  • Le maintien et le travail sur la position peuvent être également travaillés pour protéger les nerfs et éviter des douleurs. Pour protéger et soulager le nerf pudendal, il existe un coussin ergonomique en forme de U réalisé dans un atelier protéger à Ensival.

La prolothérapie dans le cas de l’endométriose

EN CE QUI CONCERNE L’ENDOMÉTRIOSE, COMMENT LA PROLOTHÉRAPIE NEURALE PEUT AIDER ?

Dans le cas précis de l’endométriose, la maladie peut provoquer de fortes douleurs mais également impacter les nerfs.

Le nerf obturateur, le nerf pudendal, le nerf cutané abdominal et les muscles vont jouer un rôle dans le degré de douleur associé à l’endométriose.
Les douleurs ressenties dans le bas ventre peuvent venir contracter les muscles qui vont ensuite impacter les nerfs. Cela va créer un cercle vicieux de douleurs répétitives.

Pour soulager les femmes, on va agir sur les nerfs enflammés grâce à la prolothérapie neurale mais également sur le relâchement des muscles en utilisant les trigger point release. Cette technique consiste à exercer une pression sur un muscle pour relâcher le muscle et soulager la douleur.

En supprimant les douleurs des muscles et des nerfs provoquées par l’endométriose, cela peut soulager efficacement le quotidien des femmes.

Lorsque les douleurs dans le bas ventre sont fortes et invalidantes, les raisons peuvent être multiples. Les nerfs peuvent en être une raison, dès lors, il est important d’y penser.

 

C.D.

 

 

 

 

 

 
 
 
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L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.

 

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La précarité menstruelle : une réalité amère pour des millions de femmes

Les règles, c’est un moment redouté par des millions de femmes chaque mois.

Une crainte qui peut être évidemment liée à la douleur qui peut parfois être insoutenable, ou aux diverses contraintes qu’apportent les règles et qui indisposent de nombreuses femmes au quotidien mais ce n’est pas ce que nous allons évoquer dans cet article.

Nous allons aborder le sujet de la précarité menstruelle soit le quotidien de plus de 500 millions de femmes à travers le monde qui se trouvent dans l‘incapacité de s’acheter des protections menstruelles dû à des problèmes financiers.

Zoom sur ce sujet trop peu abordé et pourtant si essentiel !

La précarité menstruelle, c’est quoi ?

La précarité menstruelle, une réalité vécue par des millions de femmes et qui se définit par un accès limité, voire impossible, aux protections menstruelles par manque de moyens financiers.

Évoquons quelques instants des chiffres. Un aparté essentiel afin de comprendre au mieux la situation compliquée que de nombreuses femmes vivent en ce moment et vivront certainement dans le futur.

Ainsi, en Belgique, on estime que 350 000 femmes vivent actuellement sous le seuil de pauvreté et que 80 000 étudiant(e)s sont, également, en situation de précarité.

Il faut savoir qu’une femme aura, en moyenne, entre 450 et 500 cycles menstruels au cours de sa vie, c’est entres autres plus de 10 000 protections hygiéniques mais aussi 7,50 € dépensés (en moyenne) à chaque cycle pour se protéger. Un coût considérable à débourser chaque mois.

Nombreuses sont ces femmes qui se voient obligées de choisir entre manger et acheter des protections hygiéniques. Un combat, chaque mois, pour des millions de femmes à travers le monde qui ne devrait pourtant pas avoir lieu d’être.

Il est, par ailleurs, important de comprendre que le combat contre la précarité menstruelle n’est pas qu’une histoire de confort mais bien aussi un combat pour la santé et la dignité de toutes ces femmes qui se retrouvent parfois dans des situations réellement dangereuses pour leur santé et handicapantes au quotidien.

 

 

La précarité menstruelle, des conséquences qui peuvent être dramatiques

UN PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE

La précarité menstruelle n’est pas à prendre à la légère. Nombreuses sont les femmes qui sont obligées d’avoir recours à un plan D afin de pouvoir vivre un tant soit peu “normalement”.

Pour cela, elles vont opter pour ce qu’elles ont sous la main, cela peut conduire certaines à utiliser des chaussettes, des mouchoirs, du coton, du papier journal comme protection menstruelle pendant leur période de règles et cela peut aller jusqu’à la transformation d’une bouteille d’eau en plastique en coupe menstruelle. Certaines choisissent également de conserver leurs tampons et/ou serviettes hygiéniques le plus longtemps possible.

Ces diverses solutions de fortune les exposent pourtant à de nombreux dangers. Elles peuvent, en effet, être victimes d’infections, de diverses maladies et notamment du syndrome du choc toxique. Une infection d’origine bactérienne qui peut survenir chez certaines personnes lors de l’utilisation prolongée de tampons ou de coupes menstruelles et qui peut être très dangereuse, voire mortelle.

UN IMPACT SUR LEUR VIE SOCIALE

En plus d’impacter la santé de ces femmes, la précarité menstruelle peut également grandement impacter leur vie sociale.

La précarité menstruelle, les règles et tout ce qui en incombe, représente un sujet qui a longtemps été tabou dans notre société. Même si les langues commencent à se délier et que certaines associations se battent aujourd’hui pour améliorer le quotidien de ces femmes, beaucoup d’entre elles sont honteuses, gênées, dans une situation d’inconfort et décident alors de rester chez elles lorsqu’elles ont leurs règles.

Cela peut résulter en décrochage scolaire pour les plus jeunes, par des pertes d’opportunités d’emploi ou encore par des conséquences préjudiciables sur leur travail.

Des petites victoires à célébrer

Depuis quelques années maintenant, le sujet de la précarité menstruelle est sur la table et même s’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir crier victoire, nous pouvons tout de même nous réjouir de quelques décisions prises en faveur de toutes ces femmes dans le besoin.

En effet, en 2017, la Belgique a fait un premier pas dans la bonne direction en diminuant le taux de TVA lié aux protections hygiéniques. Nous sommes, dès lors, passés de 21% à 6% considérant enfin ceux-ci comme des produits de première nécessité.

Des victoires qui sont notamment dues au travail acharné de certaines associations qui se battent afin de faire avancer les choses. On peut notamment citer :

 

  • L’association Bruzelles qui distribue de nombreuses protections hygiéniques aux plus démunis chaque année,
  • Belges et culottées qui cherche à mettre le sujet de la précarité menstruelle au centre des débats en créant, entre autres, des pétitions.

Au-delà des frontières

Dans certains pays, on peut également constater de grandes évolutions.

En France, par exemple, les protections hygiéniques sont devenues récemment gratuites dans certaines écolesuniversités et même prisons.

La Nouvelle-Zélande a également décidé en 2021 de distribuer des protections hygiéniques dans les écoles. Par ce biais, la Nouvelle-Zélande cherche notamment à augmenter le taux de fréquentation scolaire et à avoir un effet positif sur le bien-être des enfants en général.

L’ Ecosse a frappé encore plus fort puisque, depuis 2020, les protections menstruelles sont accessibles de manière complètement gratuite. L’Ecosse est ainsi le premier pays à passer le cap en autorisant l’accès libre aux protections hygiéniques dans les écoles, universités, lieux de travail et autres établissements publics.

 

Pour conclure, on observe qu’il reste encore énormément de travail avant de pouvoir réellement constater une véritable égalité en termes d’accès aux protections hygiéniques. Notamment par rapport à certains autres pays clairement en avance sur la Belgique.

Cependant, les mentalités changent petit à petit et le sujet de la précarité menstruelle est toujours au cœur des discussions. Grâce, notamment, aux diverses associations qui répondent encore et toujours présentes afin d’aider ces femmes en quête d’une vie plus “normale”.

 

Stéphanie Forthomme

 
 
Endométriose
En savoir plus

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.

 

Endométriose

Le guide pratique des protections hygiéniques

Ah les règles féminines… soulagement pour certaines, sentiment d’indifférence pour d’autres ou encore véritable calamité mensuelle, on a toutes un point commun pendant les périodes de ragnagnas… le besoin de protections !

D’ailleurs, vous êtes-vous déjà penché sur le sujet des protections menstruelles ? Car non, le monde des menstruations ne s’arrête pas aux tampons et aux serviettes jetables.

Au fil des années, et ce depuis la nuit des temps, plusieurs types de protections hygiéniques ont vu le jour. Des protections variées qui ont leurs avantages, mais aussi leurs inconvénients. Laissez-nous vous lister les protections hygiéniques les plus utilisées !

 

Comment bien choisir ses protections de règles ?

À cette question, il n’existe, en vérité, aucune bonne réponse.

On ne le dira jamais assez : chaque femme est unique et chaque cycle menstruel l’est aussi.

Mais si on devait à tout prix donner la définition de la parfaite protection menstruelle on pourrait dire qu’une bonne protection de règles est :

  • Invisible : on ne la voit pas à travers nos vêtements (même en portant une petite robe moulante au nouvel an).
  • Inodore : le sang des règles n’a pas d’odeur, ce qu’on sent, c’est le parfum mélangé au sang (#aucunintérêt).
  • Confortable : parfaitement adaptée à notre intimité, on ne la ressent que très peu.
  • Absorbante : aucune goutte ne lui résiste, même après plusieurs heures (parce qu’on mérite de porter nos sous-vêtements préférés durant nos règles).

Pour choisir la protection hygiénique parfaite en se basant sur ce qui existe sur le marché, il vous faudra peut-être essayer plusieurs sortes de protections. Toutes ne sont, en effet, pas optimales pour toutes les morphologies, activités et intensités du flux.

 

Tableau comparatif : toutes les sortes de protections pour les règles

  Fonctionnement Avantages Inconvénients Budget
Tampon 

Le tampon se place à l’intérieur du vagin.

Placer un tampon peut se faire manuellement ou à l’aide d’un applicateur. Tout dépend de vos envies et de votre degré d’aisance avec le sang.

Pour retirer le tampon, il suffit de tirer sur la ficelle qui dépasse de votre vagin, si ficelle il y a, ou de sortir directement le tampon avec vos doigts.

Petit.
Discret.
Invisible.
Idéal pour les activités sportives (ex : piscine).
Changement régulier (toutes les 3 à 6h).
Sa mise en place peut faire peur les premières fois.
Serviette hygiénique

La serviette hygiénique jetable se colle dans le fond du sous-vêtement.

La serviette hygiénique existe avec des ailettes – qui permettent de la maintenir en place – ou non.

Pour enlever la serviette hygiénique, il suffit de la décoller, de la rouler et de l’emballer dans l’emballage de la nouvelle serviette que vous allez utiliser.

Facile à utiliser.
Existe en différents modèles pour s’adapter au flux.
Peut occasionner des fuites, des odeurs.
Pas pratique pour le sport.
Peut se voir sous les vêtements plus moulants.
Serviette hygiénique lavable / réutilisable

Les serviettes réutilisables se fixent au sous-vêtement grâce à des boutons pressions.

Elles se détachent de la même manière et se plient sur elles-mêmes.

Écologique (permet de ne plus acheter d’autres protections menstruelles).
Facile à utiliser.
Existe en différents modèles pour s’adapter au flux.
Pas d’odeur.
Pas pratique pour le sport.
Peut se voir sous les vêtements moulants.
Il faut avoir assez de serviettes hygiéniques lavables pour faire une tournante.
La manipulation pour le lavage demande de poigner dans le sang.
€€€*
Cup menstruelle

La coupe menstruelle se place dans le vagin. En silicone, la cup se tord et puis se place de manière parfaitement étanche pour collecter le sang, sans l’absorber.

La coupe menstruelle se retire en tirant sur la petite tige qui sort du vagin. Il faut ensuite la vider dans les toilettes et la rincer.

Écologique (il ne vous faut qu’une seule cup menstruelle par cycle, la cup est réutilisable à l’infini).
Discrète.
Idéale pour toutes les activités du quotidien.
Pratique (petite, se transporte partout sans prendre de place).
Hypoallergénique.
Existe en plusieurs tailles selon le flux.
Règles d’hygiène très strictes : la cup doit être désinfectée et stérilisée à chaque cycle. Il est obligatoire de changer sa coupe menstruelle dans un endroit disposant d’un point d’eau.
Il ne faut pas avoir peur de toucher son sang.
€€*
Culotte menstruelle / culotte de règles Avec une culotte menstruelle, plus besoin de sous-vêtements. En plus de vous protéger des règles et d’absorber le sang, la culotte de règles joue le rôle de culotte, string ou tanga. Confortable comme un sous-vêtement.
Pratique pour toutes les activités.
Pas d’odeurs.
Peut se porter 12h d’affilées.
Il faut laver ses culottes menstruelles et toucher son sang.
Il faut avoir assez de culottes de règles pour tenir tout son cycle.
€€€*
Éponge menstruelle L’éponge menstruelle est une éponge de mer. Elle se met dans le vagin.
L’éponge de règles se retire comme elle se place.
Réutilisable : l’éponge se change tous les 3 à 6 mois.
N’assèche pas le vagin.
Est naturelle.
Pas très hygiénique : peut contenir des poussières et bactéries.
Difficile à retirer, on touche son sang lors du retrait.

Si la cup menstruelle, la culotte de règles et les serviettes hygiéniques réutilisables sont plus chères à l’achat, il est essentiel de voir cet achat sur le long terme. Une fois achetées, vos protections réutilisables seront rentabilisées en une à deux années à peine étant donné qu’il ne vous faudra plus acheter aucune autre protection.

 

PEUT-ON NE PAS UTILISER DE PROTECTIONS DURANT SES RÈGLES ?

Le sang coule durant les règles, il est donc important de mettre des protections durant toute la durée de ses règles.

Cependant, sachez que certaines femmes pratiquent le flux instinctif libre. Cette méthode consiste à contrôler son flux menstruel soi-même. En connaissant son corps, il est possible de retenir ses règles jusqu’au moment d’aller aux toilettes, où les règles s’écoulent alors.

Le flux instinctif libre est une méthode ultra positive pour l’environnement et à 100% économique. Elle n’est toutefois pas facile à mettre en place et demande de l’entraînement, un périnée musclé et une connaissance approfondie de son cycle.

L’hygiène : un point crucial pendant les règles

Ce n’est pas parce que la protection hygiénique contient le mot « hygiène » qu’elle vous offre de la propreté. Pendant ses menstruations, il vous faudra veiller à une hygiène irréprochable de votre zone intime en suivant ces 3 étapes.

  1. Changer régulièrement sa protection hygiénique pour ne pas que celle-ci soit saturée et ne cause des infections.
  2. Changer de sous-vêtements tous les jours. Les sous-vêtements en coton sont le meilleur choix.
  3. Se laver la vulve (partie externe) de l’avant vers l’arrière en n’utilisant que de l’eau.

    Quelle protection menstruelle pour faire l’amour pendant ses règles ?

    Vous et votre conjoint souhaitez faire l’amour pendant vos règles ? C’est possible !

    Après vous être faits tester pour les IST/MST, vous pourrez faire l’amour normalement. Néanmoins, pour éviter tout malaise ou dégâts sur vos draps, on vous conseille d’utiliser un préservatif et de placer de vieux draps sur votre lit.

    Des cunnilingus sont possibles également : soit de manière traditionnelle si votre conjoint n’est pas dérangé par le sang, soit en plaçant un tampon ou une cup dans votre vagin avant les rapports sexuels.

    À vous maintenant de tester les protections qui vous conviennent à vous, votre flux, votre budget et vos valeurs.

    Sinon toi, c’est quoi ta protection menstruelle ?

     

    Astrid Dourte

 
 
Endométriose
En savoir plus

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.

 

Endométriose

Tout savoir sur les règles féminines

Ragnagnas, menstruations, moment du mois, semaine Ketchup…

Bref, peu importe comment vous les appelez, les règles font entièrement partie de la vie des femmes !

Mais savez-vous à quoi servent-elles et quelles sont leurs caractéristiques ? On vous dit tout sur les règles dans cet article !

Mais les règles, en vrai, qu’est-ce que c’est ?

Les règles sont le nom donné à l’écoulement de sang qui se produit durant plusieurs jours par mois chez la femme.

Ce sang se crée lorsque des morceaux d’endomètre sont expulsés du vagin.

Un peu d’anatomie

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, à l’endroit où se développe la grossesse, où l’ovule fécondé se place.

Chaque mois – pour la plupart des femmes – l’endomètre est prêt à accueillir un ovule fécondé par un spermatozoïde, et ce, en vue de débuter une grossesse.

Cependant, lorsqu’il n’y a pas de fécondation, l’ovule meurt en 24h et l’endomètre se désagrège pour former le sang des règles.

C’est pour cela que, lorsqu’une femme est enceinte, il n’y a plus de règles durant le temps de sa grossesse. Ce sang et les morceaux d’endomètre s’écoulent à l’aide du myomètre, un muscle qui se situe sous l’endomètre et qui se contracte pour expulser les règles.

 

COMPOSITION DU SANG DES RÈGLES

Le sang des règles n’est pas toujours rouge, et c’est normal !

Sa couleur est en lien direct avec la quantité et l’épaisseur de sang qui s’écoule, ainsi que le moment des règles. En vérité, une femme perd 80 ml de sang durant ses règles, même si l’impression de cette perte peut être plus grande.

Le sang des menstruations est composé de :

  • sang
  • caillots de sang (c’est pour cela que le sang peut contenir des “morceaux”)
  • cellules mortes
  • sueur
  • cyprine
  • pertes blanches
Les règles, qu'est ce que c'est ?

QUAND DÉBUTENT LES RÈGLES D’UNE FEMME ?

Chez la femme, les règles débutent à la puberté et apparaissent tous les mois jusqu’à la ménopause.

On parle de l’âge moyen de 12 ans pour les premières règles. Bien évidemment, certaines femmes auront leurs règles plus tôt, et d’autres plus tard, il n’y a pas à s’inquiéter si cela est votre cas.

 

Comment savoir quand une jeune fille aura ses premières règles et comment se préparer à ce changement ?

Il n’existe aucune formule magique pour déterminer quand, précisément, arrivera le jour des premières règles d’une jeune fille. Cependant, quelques indices et symptômes peuvent vous mettre sur la voie.

 
  • L’apparition des premiers effets de la puberté : poils, transpiration, pertes blanches, poitrine et corps qui se développent sont des signes de la puberté.

Les règles apparaîtront dans les mois ou années à venir, dans la logique des choses.

 

  • L’âge auquel les femmes ont eu leurs premières règles dans la famille : il n’est pas rare d’avoir ses premières règles à un âge similaire aux autres femmes de sa famille.

Se renseigner sur l’âge des premières règles de votre sœur, maman ou grand-mère peut constituer une bonne approximation.

Prenez ces deux points avec des pincettes, il n’existe pas réellement de normalité, puisque chaque femme est unique.

Certaines jeunes filles peuvent avoir des symptômes durant quelques années avant d’avoir leurs premières règles et inversement.

Mieux vaut toujours préparer une jeune fille dès l’âge de 9 ans ou 10 ans à ce que ses premières règles arrivent, pour éviter qu’elle soit dépourvue d’informations ou de protections le moment venu.

Le mieux est de parler à une jeune fille des règles sans tabou, de manière libre afin que cette étape ne soit pas vue comme un moment de panique.

Toutes les femmes ont leurs règles, alors pourquoi devrions-nous éviter de parler de ce sujet ? Proposez à la jeune fille de placer dans son sac une protection pour être équipée si les menstruations débarquent loin de la maison.

 

LES RÈGLES SONT NATURELLES, MÊME LA REINE A SES RÈGLES !

Lorsque les jeunes filles pensent à leurs premières règles, il est fréquent que celles-ci s’imaginent une énorme tache de sang qui apparaît sur leurs vêtements.

En réalité, dans la plupart des cas, une tache peut survenir, mais il faut déjà un petit temps avant qu’elle ne se voie. Et même si c’est le cas, cela peut arriver à n’importe quelle femme, à n’importe quel moment (à une femme déjà réglée depuis des années, ou non), il ne faut donc pas en avoir honte.

De plus, hormis dans certains cas où les règles peuvent être réellement handicapantes, il existe aujourd’hui une multitude de solutions pour vivre sa vie « normalement » quand on a ses règles. Aller à la piscine, avoir des rapports sexuels, pratiquer du sport ne sont donc pas à laisser aux oubliettes pendant la période de règles.

Symptômes des règles féminines

Qu’il s’agisse des premières menstruations ou non, les symptômes des règles sont similaires et variés. Certaines femmes n’ont d’ailleurs aucun symptôme, tandis que d’autres les développent tous en même temps #viedefemme.

Voici une liste non exhaustive des symptômes les plus courants avant et pendant les règles :

  • Douleurs dans le bas du ventre
  • Douleurs dans le bas du dos
  • Fatigue
  • Humeur changeante, qu’on appelle également SPM (syndrome pré-menstruel)
  • Douleurs à la poitrine
  • Boutons locaux ou acné
  • Ventre ballonné, constipation ou diarrhée
  • Migraines
 

 

Pourquoi les menstruations peuvent-elles faire mal ?

Ce qui provoque généralement les maux durant les règles sont les douleurs pelviennes et les hormones.

  • Comme mentionné plus haut dans cet article, le sang est éjecté par des contractions du muscle myomètre. Ces contractions provoquent les douleurs au dos et au ventre.
  • En ce qui concerne les maux de tête, les nausées et les boutons, il s’agit des variations du taux d’hormones dans le corps.
  • Pour la fatigue et le manque d’énergie, le sang perdu contient des globules rouges, du fer et de l’oxygène, ce qui provoque une carence et donc, une fatigue accrue.

Toutes ces douleurs ne sont pas systématiques, elles varient d’un cycle à l’autre. Pour les soulager, on conseille la pratique d’une activité sportive, du repos, de la chaleur et une alimentation équilibrée.

Chaque femme se constituera cependant sa propre boite à outils pour se soulager, comme pour les femmes atteintes d’endométriose.

Si ces douleurs sont trop intenses ou vous empêchent de vivre “normalement”, il sera indispensable de se rendre chez un gynécologue pour analyser le problème et trouver la solution adéquate.

Durée des règles et durée du cycle menstruel

Quand on parle de règles, on parle en général d’un cycle de 28 jours avec 5 jours de menstruationsCes chiffres ne sont qu’un indice.

De nombreuses femmes ont un cycle menstruel et une durée des règles plus courts ou plus longs. Pour connaître la durée de son cycle menstruel et de ses règles, le mieux est de noter le premier jour des règles et le dernier jour dans un agenda.

Réalisez cette opération de mois en mois pour pouvoir calculer facilement la durée de votre cycle menstruel.

Bon à savoir : des applications comme Clue ou MyCalendar, calculent pour vous ces durées. Il vous suffit d’entrer certaines informations sur l’appli pour obtenir un calendrier précis de votre cycle menstruel, de votre période féconde…

 

PEUT-ON TOMBER ENCEINTE LORSQUE L’ON A SES RÈGLES ?

Une question fréquente. Ce n’est pas parce qu’une femme est réglée qu’elle ne peut pas tomber enceinte pendant cette période de règles. L’ovulation se produit normalement avant les règles, mais étant donné que chaque cycle est unique, il est essentiel de garder une contraception durant la période de règles, s’il n’y a pas de désir de grossesse.

Et le cycle menstruel dans tout ça, c’est quoi ?

Qui dit règles, dit cycle menstruel ! Le cycle menstruel définit le cycle de la femme, de ses règles à sa période féconde, en passant par le jour d’ovulation. Il permet en fait de savoir à quel moment du mois vont arriver les règles et à quel moment du mois la femme peut être enceinte. Le cycle menstruel fera l’objet d’un autre article, mais, en résumé :

  • Le cycle menstruel débute le premier jour des règles et se termine le jour qui précède l’arrivée des prochaines menstruations.
  • Le jour de l’ovulation se situe 14 jours avant la fin du cycle menstruel.
  • La femme est féconde 5 jours par mois

Les règles, une sacrée aventure, non ? 

 

Astrid Dourte 

 
 
Endométriose
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L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.

 

Endométriose

Camille, l’endométriose et la condition féminine

Les douleurs d’endométriose… on peut grandir et se construire avec elles. Elles peuvent nous faire changer notre regard sur notre mode de vie, notre épanouissement, notre sexualité. Elles peuvent aussi nous faire peur et souvent on essaye de les faire taire. Mais si elles sont là, c’est pour nous envoyer un signe. Un message pour nous prévenir que quelque chose ne va pas. Les douleurs ne sont jamais dans la tête.

Camille revient sur ses douleurs, ses examens médicaux désastreux, son diagnostic d’endométriose, son analyse et ses réflexions autour de la construction de soi, du féminisme et du patriarcat.

Lorsque l’on vit dans la douleur comme je l’ai été, on est prête à tout pour s’anesthésier. Acheter une poupée vaudou, avaler des plaquettes entières de médicaments, mélanger tous les compléments alimentaires possible, …

Le pire dans tout cela, c’est que l’on doit faire semblant que tout va bien.

A 13 ans, j’ai eu mes premières règles. Je m’en souviens très bien, cela avait été si douloureux que je n’avais pas pu me rendre à l’école les premiers jours.
Ma mère m’a alors annoncé que c’était normal : « Nous sommes des femmes, nous avons nos règles, cela fait mal et c’est normal. »

Très tôt, j’ai compris que la société avait incombé aux femmes la mission d’apprendre à sourire et à garder la face malgré les douleurs.

Les premières douleurs urinaires

Vers 17 ans, j’ai commencé à avoir des problèmes urinaires. J’avais ce que mon médecin appelait des cystites chroniques.

Je suis passée par une série d’examens médicaux mais personne ne trouvait la raison de mes maux. J’avais des douleurs qui ressemblaient à des cystites sans que cela en soit réellement. J’ai bu des litres de jus de Cranberry, pris des monuril ou de la Furadentine sans rien trouver pour me soulager sur le long terme.

Mes règles, mes rapports sexuels étaient douloureux et depuis mon adolescence j’avais accepté le fait que cela était normal et tabou. J’étais une femme après tout. J’étais faite pour supporter cela.

SE CONSTRUIRE EN TANT QUE FEMME

Les douleurs et les tabous entourant les règles, les douleurs, la sexualité, cela est invalidant, surtout lors de sa construction en tant que femme.

A 17 ans, on ne se connait pas, on ne sait pas ce qu’on aime, on ne connait pas son corps, on connait si peu.

Mes douleurs m’ont complexé. Il m’a fallu des années pour accepter cela.

Assez rapidement, j’ai eu du mal à comprendre pourquoi le sexe était si douloureux.
Mais à cet âge-là, même entre amies, on en parle pas ou peu. En grandissant, j’ai réalisé que tout le monde y trouvait son compte, son plaisir. Alors, je me devais de trouver le mien.

Avec le temps, on évolue, on grandit, on murit et si on est ouvert, on réfléchit une sexualité différente faites de caresses et de douceurs. Ça s’est fait naturellement mais cela a mis du temps.

 

Les hommes ne sont pas toujours compréhensifs et participent aussi à ce manque d’épanouissement. Certains te diront que tu es frigide mais en fait : « non, mec, j’ai mal et tu t’y prends mal. »
C’est généralement minime et j’ai eu la chance d’avoir majoritairement des partenaires doux et compréhensifs.

 

Des examens gynécologiques décevants

La première fois que je me suis rendue chez une gynécologue, vers 17 ans, je lui expliqué mes douleurs. J’espérais trouver une explication, une solution. Et ce fut tout le contraire, elle m’a dit que tout cela était dans ma tête et que je devais consulter un psychologue.

Il m’a fallu plusieurs années avant de pouvoir retourner chez un gynécologue. Mes douleurs étaient réelles et j’étais choquée que l’on me dise que cela était dans ma tête.

Les autres professionnels n’étaient guère plus encourageants. Un médecin réputé m’a annoncé que mon corps n’était pas encore formé. Pour un autre, mes douleurs seraient dues à mon utérus rétroversé.

À force de s’entendre dire par des professionnels de la santé que l’on est folle ou que l’on a rien, on a plus envie de chercher.
Je me suis convaincue que j’étais douillette et que je devais vivre comme ça.

Le déclic a eu lieu lorsque je me suis cassée le poignet l’année passée en 2020. J’avais mes règles au même moment et les crampes provenant de mes règles me faisaient beaucoup plus souffrir que mon poignet fraichement cassé.
Là je me suis dit que quelque chose n’allait pas.

J’avais cessé de prendre un contraceptif durant près de 5 ans. C’est là que le véritable enfer a commencé. Les douleurs étaient devenues plus régulières et diffuses. Les symptômes pouvaient parfois durer entre 10 et 20 jours par mois.

Après mes nombreuses déceptions auprès du corps médical, je me suis mise à faire des recherches de mon côté. J’ai alors entendu parler de l’endométriose.
J’ai lu des témoignages sur des forums et je me suis retrouvée dans ces écrits.

Les douleurs pendant les règles, les douleurs à la miction, les douleurs abdominales et pelviennes, les douleurs dans les jambes, le sang dans les selle. C’était mon quotidien.

 

Est-ce que je consulte ou pas ?

Au début, j’ai fait l’autruche.

Il me faudra 1 an pour retourner à une consultation, j’avais peur de m’entendre dire que c’était normal, une fois de plus.

Poussée par mon compagnon, je me décide à prendre rendez-vous chez une gynécologue de mon petit village dans lequel je viens d’emménager.
Elle a directement suspecté l’endométriose. Elle m’a assuré que mes douleurs étaient réelles et que ce n’était pas normal de souffrir comme ça. C’était en mars 2021.

A ce moment-là, je suis éprise d’un sentiment de soulagement et de colère intense. Je me questionne. J’ai consulté, j’ai demandé, j’ai vu des personnes censées être qualifiées et pas un médecin ne s’est dit : OK elle a vraiment mal et il faut investiguer.

J’étais aussi fâchée sur moi-même. Pendant un temps, j’ai laissé aller, j’ai accepté mes douleurs et j’ai décidé de vivre avec. J’aurais pu arrêter cela plus tôt si je n’avais pas abandonné, si je n’avais pas cessé d’écouter mon corps.

L’ESCALADE DE LA DOULEUR

Ma gynécologue m’a proposé de me remettre un contraceptif et nous avons opté pour un stérilet hormonal. Ce fut une catastrophe. J’ai commencé à avoir des douleurs atroces. J’ai mordu sur ma chique mais les choses ne sont pas arrangées.

Ma gynécologue ne sachant plus quoi faire, a reconnu ses limites et m’a envoyé consulter un spécialiste à Erasme.

Un kyste volumineux était apparu contre ma vessie. Le stérilet a fait exploser l’inflammation. Le spécialiste me parle d’opération, j’essaye de reporter au maximum. Il m’explique alors les complications rénales ou unitaires graves si je traine.

Je fonds en larme. Je comprends que c’est grave.

Le diagnostic d’endométriose : entre délivrance et remise en question

L’annonce du diagnostic et l’opération, c’est un soulagement.

C’est une petite victoire sur tous ces gens, ces collègues, ces médecins, … qui m’ont dit que c’était dans ma tête.

Car cette boule dans ma tête existait bel et bien. Elle faisait 7 cm et se trouvait à côté de ma vessie (sans parler des autres lésions qui avait envahi mon corps.)

Mais c’est aussi une claque, une prise de conscience.

Je me rends compte que cela va me suivre toute ma vie, je devrais faire attention à beaucoup de choses et m’écouter beaucoup plus. Pourtant, je culpabilise toujours quand mon corps ne suit plus.

LA THÉORIE DE L’AUTRUCHE

A un moment, face à ces douleurs, on fait ce que j’ai nommé la théorie de l’autruche. On le fait parce qu’on veut vivre pleinement, on veut être en bonne santé.

Je n’ai pas 30 ans et je me retrouve face à cette claque qui me dit clairement que je vais devoir ralentir.

Je pense que la peur joue aussi un rôle dans cette théorie de l’autruche. On appréhende le si, « et si on trouve quelque chose », que va-t-il se passer ?

A partir du moment, où l’on pose un diagnostic, que l’on met un mot sur tes maux, ça devient réel.

Tant que est dans l’ignorance, on peut forcer le corps à suivre, à survivre et on se force à ne pas écouter les signes. On avance ou dans mon cas, on court.

Mais une fois que la sentence tombe, vient le temps de la remise en question : « qu’est-ce que l’on va devenir ? Comment cela va-t-il évoluer ? Que vais-je être encore capable de faire dans 10, 20 ou 30 ans ?»

Parce qu’on a un mot, endométriose. Mais qu’est-ce qu’on a derrière ? Rien. Pas de traitement, pas de solution à long terme. Tout est flou.

Ce que l’on nous propose, ce sont des hormones ou des passages sur le billard.

Dans un autre monde, si l’endométriose avait été une maladie d’homme, on l’aurait déjà notre opération ou médicament miracle.

Mais non, c’est une maladie de femme etc’est inscrit dans l’imaginaire collectif que l’on doit souffrir, que l’on doit supporter et surtout se taire et sourire.

La suite logique. Dieu n’a-t-il pas dit à Eve : « tu auras tes règles chaque mois et tu enfanteras dans la douleur ? »

Aujourd’hui, j’en parle aussi pour cette raison, parce qu’en parler, c’est libérateur pour moi et ça peut faire évoluer les choses pour d’autres qui sont toujours dans l’inconnu. Car nous sommes une femme sur dix.

 

 

C.Desonay

 

 
 
Endométriose
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L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.

 

Endométriose

Mary-Eve, l’endométriose : une atteinte à la féminité

Vivre. Je désirais plus que tout vivre une vie sans douleurs. M’épanouir en tant que femme.Devenir une femme « normale » pas une femme malade en constante souffrance qui ne pouvait donner la vie mais ne pouvait vivre pleinement la sienne.

L’endométriose, j’ai grandi et évolué avec elle, me mettant des bâtons dans les roues à chaque étape.

Aujourd’hui, j’ai 44 ans et je me remercie d’avoir été aussi forte, d’avoir enduré et surmonté une vie de douleurs. Je n’ai plus d’utérus depuis 3 ans et cela m’a littéralement redonné la vie.Voici mon histoire à travers les épreuves, les échecs, l’endométriose et ma délivrance en tant que femme.

Une adolescence en douleurs

Jeune adolescente, je souffrais de maux indéfinissables. Avant mes règles, je vivais des crises de douleurs qui me provoquaient des sueurs froides, je pouvais perdre l’ouïe et faire des malaises. Les douleurs étaient si fortes que je devais sortir de la classe.
Je vivais alors dans un internat de frères et le corps enseignant de l’école était, à l’époque, principalement masculin.

Lorsque l’on a 15 ans, il est difficile de parler de ses problèmes féminins.

Lorsque des crises survenaient pendant les cours, je simulais le besoin d’aller aux toilettes pour pouvoir sortir de la classe. Cela était très régulier.

A l’internat comme à l’école, il y avait une vraie écoute et une attention envers les élèves. Mes éducatrices et le directeur ont assisté à ces épisodes et ont fini, je suppose, par contacter mes parents en insistant sur le fait que les douleurs étaient fortes et récurrentes. Ma maman, qui était au courant de mes douleurs, a alors précipité mon premier rendez-vous gynécologique.

UN PREMIER RENDEZ-VOUS GYNÉCOLOGIQUE DÉSTABILISANT

En expliquant mes symptômes, le gynécologue m’a d’abord envoyé faire un examen. Avant même une première prise de contact ou une explication, j’ai subi un examen qui comprenait une sonde vaginale et une sonde anale.
Je n’avais jamais eu de rapport sexuel, c’était mon premier rendez-vous gynécologique, personne ne m’a prévenue, préparée ou expliqué. Je pense que ma maman n’était même pas au courant. Cet examen m’a choquée et complétement déstabilisée.
Au retour, nous avons été voir le gynécologue pour entendre les résultats.

Sans même poser un regard sur moi, il a regardé ma mère dans les yeux et lui a prononcé ces mots : « votre fille doit être plus douillette que les autres. Voilà. »

Cette phrase a longtemps résonné en moi. Je devais vivre avec cette douleur, la gérer, prendre sur moi. C’était « normal ».

Ce gynécologue m’a tout de même prescrit la pilule pour que mes règles soient plus régulières et moins abondantes. Je pense que cela m’a procuré un petit soulagement. Mais ça n’a pas duré.

L’escalade de la douleur

Après mes secondaires, j’ai décidé de choisir une filière artistique. Nous avions peu de cours théoriques, ce qui me permettait de mieux gérer mes crises.

Avec le temps j’avais appris à vivre avec. Je savais à quoi m’attendre et comment cela se déroulait. Je consommais en grande quantité des dafalgans, des perdofeminas et autres antidouleurs. Je mettais des bouteilles d’eau chaude sur mon ventre. Je dormais beaucoup car les crises de douleurs étaient si intenses, qu’elles me laissaient souvent K.O.

Les années ont passé et j’ai entamé la vie active et le travail. A ce moment-là, j’ai une vingtaine d’années et les douleurs ont atteint un palier supplémentaire. Mes crises me provoquaient des sueurs froides, des vertiges.
Je devais régulièrement prendre des jours de congés car les douleurs m’empêchaient de travailler.

 

Le diagnostic de l’endométriose et les tentatives de grossesse

Un jour de crise, je me suis effondrée. Je suis tombée dans les pommes dans les toilettes de mon travail. Lorsque j’ai repris conscience, j’ai appelé en aide une collègue et amie (Sandrine).

Ce jour-là, j’ai tout lâché. Moi, qui avais tout gardé en moi pendant tant d’années, je lui ai raconté mon histoire, mes douleurs et mes crises.
Cette amie m’a écoutée et m’a expliqué que ce n’était pas normal de souffrir autant. Je tombais des nues. Toute ma vie, on m’avait dit que je devais faire avec.
Elle m’a alors conseillé un gynécologue spécialisé en PMA en me disant qu’il pourrait m’aider.

Arrivée au rendez-vous, je suis revenue sur mes symptômes et mes douleurs insoutenables. Le Dr m’explique alors très rapidement qu’il pense à une endométriose. Mais que pour me soigner, il doit aller voir ce qu’il se passe. J’ai accepté et j’ai subi ma première laparoscopie.

Le diagnostic était bien là, j’étais bourrée d’endométriose et j’avais des fibromes. A ce moment-là, je projetais d’avoir un enfant. Alors le médecin avait tout enlevé et nettoyé pour réduire mes douleurs et m’offrir toutes les chances de tomber enceinte.

Après un premier échec, la vie continue, on réessaye. Cela ne fonctionne pas, on réessaye encore. On n’y arrive pas. C’était très difficile.

Au fond de moi, j’ai toujours su qu’avoir des enfants serait très difficile. Je ne sais pas pourquoi, c’était une intuition.

Pour moi, le bas ventre devait être synonyme de joie, de gaieté, de beauté. Les bébés y évoluent, grandissent et se forment dans ce lieu.
Cela devait être beau et simple.
Je savais au plus profond de moi que quelque chose n’allait pas. Cette zone ne devait pas être synonyme de tant de souffrance.
Ce pressentiment, je l’avais en moi et j’ai eu raison.

Après cette expérience difficile, j’ai décidé d’arrêter ma contraception. Je ne désirais plus avoir de relation de couple. Mon gynécologue n’était pas en accord avec cette décision, mais la douleur était présente au quotidien malgré les opérations et les traitements. C’était ma décision. Je souhaitais laisser mon corps gérer sans traitements chimiques ou modifications hormonales, lui laisser du répit.

J’ai finalement rencontré quelqu’un. Il voulait fonder une famille, alors j’ai décidé de retenter l’aventure. Mais l’histoire s’est répétée. Opération, traitements, rien n’a fonctionné.

Une nouvelle fois, une histoire de cœur tombait à l’eau. Si l’endométriose n’est pas responsable de cet échec, la maladie pollue les relations à l’autre.

L’hystérectomie, la délivrance

Je ne comptais plus les opérations, les douleurs et les fibromes que je produisais.
Les symptômes ne faisaient qu’empirer. Les saignements devenaient de plus en plus abondants et ingérables. Ma vessie se battait pour prendre la place qui lui restait.

J’en avais marre, marre de mon état, de ne pas me sentir comme les autres femmes, de devoir m’expliquer sans cesse sur le pourquoi de mes nombreuses opérations, les absences, le fait de ne pas avoir d’enfants,…

Les gens sont souvent maladroits. Toujours devoir s’expliquer est épuisant, cela finit par peser sur le moral.

Ma vie, mes tentatives échouées et mes échecs de couples, tout cela je n’en voulais plus. J’avais envie de vivre, de vivre pour moi.

J’ai passé une trop grande partie de ma vie à lutter, lutter contre la douleur, lutter pour avoir des relations de couple normales, lutter pour satisfaire un compagnon qui ne comprend pas toujours, lutter pour avoir un enfant,…. je ne voulais plus de tout ça. Je souhaitais pouvoir m’épanouir dans une vie normale ou du moins une vie sans douleurs.

J’ai fini par dire STOP. J’ai expliqué ma situation à mon gynécologue et je lui ai parlé de l’hystérectomie. J’étais presque gênée de poser la question car un gynécologue est là pour donner la vie. A cet instant, j’ai senti un soulagement en lui aussi. Il m’a dit : « c’est vrai, votre utérus est vraiment malade ».

UN NOUVEAU DÉPART

Cette hystérectomie m’a sauvé la vie.

Elle m’a permis de retrouver une vie de femme « comme les autres ». J’avais toujours l’impression d’être une femme en souffrance. Une femme devant cacher ses douleurs et les assumer, devant les gérer dans l’ombre et en silence, souffrant lors des rapports sexuels, lors des règles, souffrant d’échouer à fonder une famille, souffrant…
Aujourd’hui, je n’ai plus à cacher tout ça, à me justifier ou à m’expliquer. Les douleurs ont disparu. Je me sens tellement délivrée.

Aujourd’hui, je m’assume bien plus en tant que femme qu’auparavant.

 

C.Desonay

 

 
 
Endométriose
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L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.

 

Endométriose

Diététique : le rôle de l’alimentation dans la prise en charge de l’endométriose

L’alimentation représente un facteur clé dans l’endométriose. Si elle peut aggraver les symptômes de la maladie, elle peut aussi aider à soulager le quotidien des femmes. Une piste à explorer pour améliorer sa santé et apprendre à mieux vivre avec l’endométriose.

Dans ce contexte, Chroniques de l’endométriose est parti à la rencontre de Mandy Rauw, diététicienne. Une interview qui revient sur l’importance d’adopter une alimentation saine et équilibrée mais également sur le rôle de l’alimentation anti-inflammatoire dans le cas de l’endométriose.

Quel est le rôle de l’alimentation dans la santé ?

L’alimentation, c’est la clé de tout.

Une mauvaise alimentation peut favoriser la survenue de certains problèmes de santé comme le diabète, des maladies cardio-vasculaire, des cancers, … Rééquilibrer son alimentation aide à prévenir de nombreuses maladies.

Au fil du temps, l’alimentation a évolué vers des produits industriels et transformés. En effet, nous consommons trop de graisses animales, de produits industriels, de produits transformés, … Et cela fini par nuire à notre santé.

L’endométriose et l’alimentation anti-inflammatoire

QUEL RÔLE TIENT L’ALIMENTATION ANTI-INFLAMMATOIRE DANS LA PRISE EN CHARGE DE L’ENDOMÉTRIOSE ?

L’endométriose est une maladie inflammatoire. La présence des lésions et leur saignement au cours du cycle menstruel vont provoquer un état général inflammatoire dans le corps. Un état qui va induire des irritations des organes et donc des douleurs.

Dans le cas de l’endométriose, il n’existe aucun traitement. Mais une prise en charge pluridisciplinaire peut aider les femmes à mieux vivre au jour le jour.

La diététique et la nutrithérapie vont jouer un rôle majeur dans la prise en charge de l’endométriose.

En effet, l’alimentation peut être un facteur aggravant des symptômes de l’endométriose et de son développement. En corrigeant l’alimentation, on peut réduire le taux inflammatoire présent dans le corps, ainsi les douleurs diminuent et le développement de la maladie se freine.

L’alimentation dite anti-inflammatoire sera donc une piste conseillée pour les femmes atteintes d’endométriose.

QU’EST-CE QUE L’ALIMENTATION ANTI-INFLAMMATOIRE ?

L’alimentation anti-inflammatoire repose avant tout sur un retour à un mode d’alimentation plus sain, plus local et moins transformé. C’est une alimentation de type méditerranéenne.

Celle-ci est basée sur les fruits, les légumes, les légumineuses, les poissons, la réduction de sucre,…. Plus qu’une alimentation anti-inflammatoire, c’est une alimentation bonne santé que l’on pourrait tous adopter.

Il est important d’essayer de se concentrer davantage sur des produits bruts comme des pates complètes, du riz complet, mais également de privilégier une alimentation bio pour éviter les pesticides et les perturbateurs endocriniens.

 

C’est un peu un retour aux bases, un retour aux sources.

 

Une alimentation contre l’endométriose

QUELS SONT LES BONS GESTES À ADOPTER CONTRE L’ENDOMÉTRIOSE ?

Avant de rentrer dans les détails de l’alimentation anti-inflammatoire, il est important de rappeler que ce qui fonctionnera pour l’une ne fonctionnera peut-être pas pour l’autre.
Au début du changement d’alimentation, il sera intéressant de fonctionner à l’essai-erreur pour détecter les aliments qui nous font du bien et ceux qui nous font du mal. L’objectif est de trouver l’alimentation qui permet de nous épanouir.

L’alimentation est un plaisir et cela doit le rester.

Quels sont les aliments à éviter lorsque l’on est atteinte d’endométriose ?

D’une manière générale, il convient de limiter les aliments pro-inflammatoires (favorisant l’inflammation de l’organisme). Les réduire permettra au corps de conserver un taux bas d’inflammation et ainsi de mieux gérer les jours d’excès comme les jours de fêtes.

En voici quelques exemples :

  • la viande rouge et les charcuteries
  • les produits laitiers : il est préférable de choisir des produits laitiers maigres afin de limiter les acides gras saturés et l’exposition aux perturbateurs endocriniens (principalement présents dans la partie grasse des produits laitiers.) D’une manière générale, les produits laitiers sont à limiter selon la tolérance de chacun, si ils induisent des douleurs alors, mieux vaut les éviter.
  • les acides gras saturés : le beurre, les graisses animales, l’huile de palme, les pâtisseries, les plats préparés,…
  • les acides gras trans : les préparations industrielles, les margarines, les pates feuilletées,…
  • le sucre, les boissons et aliments sucrés.
  • les fritures et autres aliments agressés par la chaleur : il est préférable d’éviter la cuisson à la poêle et au four (problématique de la réaction de maillard.)
  • les céréales contenant du gluten selon les sensibilités de chacune
  • les produits raffinés : les produits à base de farines raffinées comme le pain blanc, le riz blanc, les biscuits,…
  • le café
  • l’alcool

  • Un pas de plus…

    DOIT-ON ÉVITER LE GLUTEN ?

    Si il n’y a pas d’intolérance au gluten (nommée la maladie cœliaque), cela ne veut pas dire qu’une alimentation sans gluten soit inutile. En fonction de la tolérance de chacune, un régime sans gluten peut être bénéfique pour la réduction des douleurs. Il peut être mis en place si il n’y a pas d’amélioration après un rééquilibrage alimentaire.

    COMMENT FAIRE POUR ÉVITER LA CONSOMMATION DE PERTURBATEURS ENDOCRINIENS ?

    Selon la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de 2002, les perturbateurs endocriniens représentent une substance chimique ou un mélange de substances chimiques non produit(e) par le corps humain qui perturbe le fonctionnement de nos hormones et a un effet néfaste sur la santé de l’organisme exposé ou de la (des) génération(s) suivante(s).

    Les perturbateurs endocriniens à éviter sont ceux qui miment les oestrogènes, favorisant le développement de l’endométriose (PCB, dioxine, bisphénol A, phtalates, PFOA, pesticides). Pour diminuer l’exposition aux PE, il faut non seulement réduire l’utilisation de plastiques mais également la consommation de graisses animales.

    Voici les gestes à adopter :

    • Réduire l’apport en graisse animale : produits laitiers, beurre, viande, charcuterie, les gros poissons prédateurs (thon, espadon, requin). Il est préférable de se tourner vers des viandes, charcuteries et produits laitiers plus maigres ainsi que vers des poissons de plus petites tailles.
    • Éviter : les emballages plastiques, le film alimentaire, les conserves, les canettes.
    • Ne pas chauffer le plastique (ex: micro-ondes) mais privilégier un contenant en verre.
    • Jeter un œil aux étiquettes des emballages, il est possible de repérer le Bisphénol A et/ou phtalates à l’aide du symbole (le triangle de l’emballage avec un 7). Si les chiffres 3 – 6 ou 7 sont mentionnés, c’est que le produit/ emballage en contient.
    • Éviter les ustensiles de cuisine en Téflon®.
    • Privilégier le zéro déchet, le vrac, le local et le bio (pour éviter les pesticides). Une vigilance quant aux PE peut participer à l’amélioration de votre bien-être.
    • Il est essentiel de revenir au produit le plus brut que l’on peut trouver dans la nature.

      ET DANS LES CAS OU L’ALIMENTATION ANTI-INFLAMMATOIRE NE FONCTIONNE PAS ?

      un régime pauvre en FODMAP peut être mis en place. L’acronyme FODMAP est pour : Fermentiscibles Oligo-Di-Mono-saccharides And(et) Polyols. Un régime pauvre en FODMAP est un régime permettant de réduire les troubles digestifs en évitant les aliments contenant certains glucides qui sont mal absorbés et fermentent au niveau du côlon.

      Les aliments sources de FODMAP sont retirés de l’alimentation puis progressivement réintroduits, un par un, selon la tolérance de chacune. C’est un régime stricte mais qui n’est pas durable. Il permet de repérer les aliments pouvant favoriser les douleurs.

      TROUVER L’ÉQUILIBRE

      POUR FINIR, JE DIRAIS QU’IL EST IMPORTANT DE TROUVER UN ÉQUILIBRE. IL EST ESSENTIEL DE RESPECTER UNE BALANCE ENTRE CE QUI NOUS FAIT DU BIEN ET CE QUI NOUS FAIT PLAISIR.

      C.Desonay

 Et à l’inverse, quels sont les aliments à privilégier ?

On va se concentrer sur tous les aliments qui vont apporter des bonnes choses au corps et participer à une bonne santé.

On peut retrouver :

  • Les fruits
  • Les légumes
  • les légumineuses : les pois chiches, les fèves, les lentilles,…
  • Les oméga 3, des lipides que l’on retrouve dans le monde animal : les œufs Colombus EPA et DHA, les poissons gras, et végétal : l’huile de colza, de noix, de lin, les graines de Chia,…
  • les aliments riches en magnésium : les eaux minérales, les oléagineux, les céréales complètes,…
  • les aliments riches en polyphénols : les fruits, les légumes, le thé vert, l’huile d’olive de première pression à froid, le vin rouge, le chocolat noir,…
  • les crucifères : toutes les variétés de choux mais également les radis, les navets, le cresson, la roquette, le raifort, la moutarde, le colza,…
  • les épices : le curcuma, le gingembre, l’ail, l’oignon, les herbes,…
  • le pain de seigle, le pain de petit épeautre, le pain au levain
  • les modes de cuisson à la vapeur, à l’eau, à l’étouffée, en papillotes sont à préférer

Bien sur, tout doit rester dans l’équilibre et la limite du raisonnable.

 
 
Endométriose
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L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.

 

Endométriose

Premier rendez-vous chez le gynécologue : comment se préparer au mieux ?

Le contact physique, les questions sur le corps, l’intimité, la sexualité, la position, la peur des petites odeurs,… il existe mille et une raison d’appréhender un rendez-vous chez le gynécologue. Beaucoup de femmes redoutent ce moment que ce soit pour la première fois comme pour une visite de routine.

Parce que le flou qui entoure cette visite gynécologique entretient le mystère, voici toutes les informations à connaitre sur la consultation gynécologique. Mieux informée et préparée et vous vous rendez à votre visite plus sereinement.

Un premier rendez-vous chez le gynécologue : une étape importante

Dans la vie d’une femme, la première visite gynécologique représente une étape essentielle. Un rendez-vous médical qui n’est pas toujours simple à préparer. Appréhension, peur, questions, de multiples émotions peuvent se mélanger avant la rencontre avec le gynécologue.

La première visite représente le point de départ de la relation que les femmes pourront tisser avec l’univers de la gynécologie. Un lien qui doit se créer par la confiance accordée entre le médecin et sa patiente. Si les visites peuvent bien se dérouler, ce ne sera pas forcément le cas pour toutes les femmes. Il est important de pouvoir se sentir écoutée, comprise et de changer de gynécologue, lorsque la confiance n’est pas présente.

Parcourons les différentes étapes d’une visite chez un gynécologue pour aborder ce rendez-vous sereinement.

 

Pourquoi un gynécologue ?

Un gynécologue est un médecin spécialiste de l’appareil génital féminin et de son organisme. Il peut traiter de multiples sujets à différentes étapes de la vie des femmes.

Ainsi, le gynécologue sera présent pour vous aider à travers l’évolution du corps, la sexualité, la contraception, les maladies, la grossesse, l’accouchement et la ménopause. Le gynécologue s’assure de votre bonne santé et il est présent pour répondre à toutes vos questions à chaque âge de la vie.

UN GYNÉCOLOGUE PEUT ÊTRE CONSULTÉ POUR DIFFÉRENTES RAISONS :

  • répondre aux questions sur le corps, les règles, la puberté, la sexualité
  • choisir ou renouveler une contraception
  • s’assurer que l’appareil génital de la femme fonctionne bien
  • assurer les transitions adolescence – femme – ménopause
  • suivre une grossesse

Il y a également des situations d’urgence comme : 

  • un rapport non-protégé
  • un retard de règle
  • des saignements anormaux
  • des démangeaisons génitales
  • des douleurs anormales
  • des douleurs lors des rapports

 

Quand aller chez un gynécologue

COMMENT CHOISIR UN GYNÉCOLOGUE ?

Les amies, les sœurs, les cousines représentent une grande source d’information pour trouver un gynécologue. Votre médecin traitant peut aussi vous aider à choisir. Vous êtes libre de choisir votre gynécologue. Différent de celui de maman ou non, il faut pouvoir vous en confiance, alors n’hésitez pas à demander des conseils à votre entourage.

Quand prendre rendez-vous chez un gynécologue ?

Il n’y a pas d’âge défini pour prendre son premier rendez-vous gynécologique. Une première consultation peut se faire après les premières règles pour une prise d’information, lors du choix de la contraception ou encore avant un rapport sexuel. Si vous avez des questions sur votre corps, la consultation gynécologique vous aidera à trouver toutes vos réponses. A 14 ans, à 18 ans ou à 20 ans, n’hésitez pas à passer la porte.

LA CONSULTATION SEULE OU ACCOMPAGNÉE ?

Une première visite gynécologique peut être stressante, vous pouvez choisir d’être accompagnée pour vous rassurer. Vous pouvez aussi vous sentir mal à l’aise de répondre aux diverses questions intimes avec un proche, dès lors, vous pouvez choisir d’aller seule à la consultation. L’accompagnant pourra attendre dans la salle d’attente. Le gynécologue est tenu au secret médical. Quel que soit votre choix, vous devez vous être sereine.

Le déroulement d’une consultation chez le gynécologue

 

LA PREMIÈRE ÉTAPE : LES QUESTIONS

Un fois que le gynécologue vous aura accueillie dans son cabinet, la consultation commence. Le gynécologue va commencer par vous poser des questions de routine pour déterminer votre état de santé, cela se nomme l’anamnèse.

  • Souffrez-vous ou avez-vous souffert d’une maladie ?
  • Prenez-vous des médicaments ?
  • Quand avez-vous eu vos premières règles ? Sont-elles régulières ? Douloureuses ?
  • Avez-vous eu des rapports sexuels ? Est-ce que cela se passe bien ?

Le gynécologue pourra aussi vous poser des questions que vos antécédents familiaux (par exemple, si il y a eu des cas de cancer du sein, de l’utérus, des ovaires, si il y a eu des cas de diabète, de phlébites, de thromboses,…)

Cette discussion représente le moment idéal pour poser vos questions. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises questions, il n’y a pas de gêne non plus, c’est important que vous puissiez poser toutes vos questions. C’est votre corps et il est essentiel de bien le connaitre.

 

L’EXAMEN GYNÉCOLOGIQUE

Après la discussion, le gynécologue vous invitera à vous déshabiller partiellement ou totalement. Vous pourrez ensuite vous allonger sur la table gynécologique et poser vos pieds dans les étriers.

L’examen se déroule en 4 temps :

  • La palpation des seins : le médecin va palper les seins et les aisselles pour prévenir du cancer du sein. Il pourra vous expliquer comment répéter le geste chez vous.
  • Le toucher vaginal : le gynécologue introduit 2 doigts dans le vagin tout en palpant le ventre avec l’autre main. Ainsi, il vérifie la position des organes comme les ovaires, l’utérus et le périnée. Cette partie n’est PAS SYSTEMATIQUE.
  • Le frottis de dépistage : c’est un prélèvement des cellules du col de l’utérus pour vérifier la présence d’éventuelles maladies. Le frottis se réalise à l’aide d’un spéculum, un petit instrument en métal ou en plastique qui permet d’écarter les parois du vagin et avoir une vue dégagée sur le col de l’utérus. Ensuite, avec un coton-tige, les cellules sont prélevées. Cette partie n’est PAS SYSTEMATIQUE.
  • Une échographie transvaginale : en insérant une sonde d’échographie dans le vagin, une échographie peut être réalisée pour vérifier que vos organes vont bien, cela permet de calculer la taille des ovaires, de l’utérus, de vérifier les muqueuses,… Cette examen n’est PAS SYSTEMATIQUE.
  • Une échographie du ventre : le gynécologue peut réaliser une échographie sur le ventre pour observer les différents organes. Cet examen est préféré lorsque la patiente n’a pas encore eu de rapport sexuel.

Et après ?

Une fois la visite terminée, vous pouvez rentrer chez vous. A ce moment, il est important de faire le point.

  • Est-ce que le rendez-vous s’est bien déroulé ?
  • Vous êtes vous sentie écoutée ?
  • Avez-vous eu un bon briefing ?
  • Quelque chose vous a mis mal à l’aise ou vous a déplu ?

Si le gynécologue ne vous a pas mis en confiance, si vous ne vous êtes pas sentie écoutée, comprise ou si quelque chose s’est mal passé, alors vous êtes totalement libre de ne pas y retourner et de trouver un nouveau gynécologue.

L’importance de la relation de confiance 

La consultation gynécologique, comme on vient de le voir, n’est jamais un moment agréable à passer. La peur de la nudité, l’inconfort de l’examen ou l’appréhension des questions intimes et les petites odeurs, tout cela peut devenir naturel avec un bon gynécologue, un gynécologue qui vous convient. C’est pourquoi, le choix de son médecin-spécialiste est si important.

Ecoutez-vous et partez à la recherche du gynécologue qui vous accompagnera à chaque étape de votre vie de femme.

C.Desonay

 
 
Endométriose
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L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.