Endométriose
ReikiVox : la puissance du chant dans l’endométriose
Chanter sous la douche, dans la voiture, en soirée, avec ses copines,… Le chant est universel. Certains chantent vraiment bien, d’autres simplement faux, mais dans le fond peu importe nos talents. On a tous nos petits moments de chant dans la journée.
Et si on vous annonçait que le chant avait un véritable pouvoir sur notre bien-être, notre santé et notre corps ? Cela vous étonnerait ?
Chroniques de l’endométriose est partie à la rencontre de Laurence, guide en ReikiVox qui nous dévoile les forces du chant comme outil de développement personnel et aide naturelle dans le combat de l’endométriose. Si vous aimez chanter, c’est peut-être le moment de sortir votre plus belle voix !
Le chant pour un meilleur équilibre avec l’endométriose
Laurence est guide en Reikivox, une méthode de développement personnel qui combine le reiki (rééquilibrage énergétique) et le chant.
Elle même atteinte d’endométriose, elle a cherché une méthode pour retrouver un équilibre et mieux vivre au quotidien avec son endométriose.
Aujourd’hui, elle nous explique son parcours mais également les forces du Reikivox sur le bien-être féminin.
QUEL EST TON PARCOURS AVEC L’ENDOMÉTRIOSE ?
Ma grand-mère maternelle est décédée d’un cancer de l’utérus à l’âge de 57 ans et ma mère a subi une hystérectomie à la quarantaine suite à la présence de kystes.
C’était comme inscrit dans mon patrimoine génétique. Je sentais que quelque chose ne tournait pas rond dans la région de mon féminin sacré…
J’ai souffert d’endométriose pendant plus de 15 ans et subi une opération importante à mes 30 ans. Pour moi, ça a été un déclic, je me suis promis que cela arriverait une fois mais pas deux. Je voulais trouver les clés pour éviter une récidive.
Devant l’ignorance des gynécologues sur les causes et les manières de stabiliser cette maladie, j’ai commencé à faire des recherches moi-même.
L’alimentation, la relaxation en plus du chant ont alors entamé un premier changement profond en moi. Un changement vers un mieux être, un équilibre.
QUELLE EST TA RELATION AVEC LE CHANT ?
La musique a toujours fait partie de ma vie.
Enfant timide, par le chant, la chorale, le piano, le solfège, l’art dramatique et le théâtre, je trouve une bulle de bien-être rassurante qui me permet de m’exprimer en confiance.
Le chant, en particulier, est une révélation, dès l’âge de 6 ans. A ce moment-là, je désire en faire mon métier.
A l’adolescence, le chant me permet de m’épanouir : je donne de nombreux concerts, remporte plusieurs prix de concours, je collabore avec d’autres artistes et découvre les joies du studio d’enregistrement.
Ce sont toutes ces belles rencontres qui m’ont amenée à avoir un large répertoire de styles et la maîtrise de nombreuses techniques vocales.
Je deviens alors auteur-compositeur.
En 2019, je décide de me tourner vers l’enseignement. Je partage alors ma passion à des personnes qui sont en transition dans leur vie ou vivent / ont vécu une dépression, un burn out, un crash de santé ou une épreuve difficile. Je travaille aussi avec des personnes ayant un handicap ou un trouble de la parole.
Pour mieux guider mes élèves, je me forme alors à la musicothérapie.
Suite au 1er confinement Covid et à l’arrêt brutal de toutes mes activités, je crée ReikiVox, une méthode qui allie le Reiki et le Chant Vibratoire Thérapeutique.
Le chant-thérapie devient alors ma mission de vie et j’ouvre des cours en individuel et en groupe dans des centres de bien-être et de santé.
Qu’est-ce que le reiki ?
Le reiki, c’est une méthode de soin venue du japon. Cette méthode se base sur l’approche énergétique.
En japonais, “Rei” signifie “l’universel”, qui inclut la matière, l’âme et l’esprit. “Ki” est “l’énergie vitale” qui circule dans le corps.
Ensemble, le “reiki” signifie la “remise au contact de notre énergie”, notre force de vie. Cette méthode de retour à notre énergie vitale est une technique de développement personnel et peut aussi être utilisée dans un cheminement de guérison.
COMMENT LE REIKI ET LE CHANT PEUVENT SE COMBINER ?
Le reiki, c’est une histoire d’énergie et nous avons 7 chakras (centres énergétiques du corps). Ce chiffre est similaire aux 7 notes de musique (do- ré – mi – fa – sol – la – si).
La voix représente notre instrument interne. Il est unique à chacun.
Lorsque l’on chante, on produit des vibrations spécifiques. Ainsi, le chant vibratoire thérapeutique permet de réaliser une sorte de massage interne au corps. Et en utilisant les notes de musique, on peut travailler sur ses chakras.
Cela permet d’offrir une harmonisation du corps en libérant la tristesse, les douleurs mais aussi en ouvrant son corps à la communication, la joie et, bien sûr, à la créativité.
Ainsi, cette combinaison de ces deux forces donne le reikivox.
QUELLE EST LA RELATION ENTRE L’ESPACE FÉMININ SACRÉ ET LA VOIX ?
C’est mon initiation au Reiki qui a été le point de départ d’une grande réflexion entre le corps et la voix.
Le chakra sacré – qui correspond aux organes génitaux, à la sexualité et est le centre de stockage de notre énergie interne – est étroitement lié au chakra laryngé (la gorge).
Pourquoi ? Alors qu’ils ne se situent pas l’un à côté de l’autre ?
Je me suis alors souvenue de mon apprentissage de la respiration ventrale avec ma toute première professeure de chant lyrique qui était aussi sophrologue.
Oui, c’est bien l’énergie de la respiration par le ventre qui ouvre et épanouit la voix !
Et dans le sens inverse, le Chant Vibratoire Thérapeutique, de par ses vibrations profondes, qui réveille et équilibre l’énergie du sacré.
Ce chant diminue également les tensions et douleurs, qu’elles soient physiques ou mentales…
Et de fil en aiguille, j’ai trouvé d’autres connexions, en médecine traditionnelle, naturelle ou spirituelle.
C’est la découverte d’une image représentant l’intérieur de la gorge et du vagin qui m’a offert le déclic final. Si on y regarde attentivement, on peut voir que la gorge et le vagin sont assez similaires :
- Ils sont faits du même tissu
- Énergétiquement, quand l’un s’ouvre, l’autre s’ouvre
- Lorsqu’on subit un traumatisme au niveau de l’un, l’autre se contracte souvent en réponse.
C’est sur cette base que j’ai décidé de me lancer dans le reikivox.

Reiki vox et endométriose : une corde à ajouter à son arc de prise en charge
Je n’enseigne pas le chant « vibratoire » et « thérapeutique » par hasard ! Le travail du ventre dans le contexte de l’endométriose prend tout son sens grâce à 2 actions essentielles :
- le mouvement de la respiration ventrale qui met en mouvement toutes les couches et organes de cette région et les aide à se détendre et se détoxifier (dans mes ateliers j’inclus également l’apprentissage du massage du fascia)
- la vibration profonde de la voix qui atteint le bas du ventre et fait diminuer les douleurs, car notre corps est majoritairement constitué d’eau et les effets des vibrations positives sur l’eau ont été prouvés scientifiquement à de nombreuses reprises (entre autres par les travaux de Masaru Emoto).
Lorsque je combine respiration ventrale et vibrations profondes de ma voix, les bienfaits se font immédiatement ressentir. C’est ce que j’enseigne aux autres femmes.
COMMENT S’INITIER AU REIKIVOX ?
Aujourd’hui, je propose une conférence et un atelier, spécifiquement dédiés au sacré-laryngé.
Si la conférence est plus théorique, l’atelier qui la suit (mais n’est pas interdépendant) est plus pratique et mixe diverses techniques que j’ai apprises durant 30 ans : respiration, relaxation, mouvement, massages, chant vibratoire, et ceci n’est pas exhaustif. Malgré mon expertise, je suis convaincue que j’aie encore beaucoup à apprendre sur la voix et sa relation avec le sacré…
Comment cela fonctionne ? Je partage toute mon expérience, tous mes outils et toutes mes clés. Ensuite, c’est à chacune de prendre ce qui est juste et bon pour elle…
Le chant n’est pas seulement mon métier, c’est une passion intense que je partage avec joie !
Chanter avec moi, c’est ouvrir votre voix, en prendre soin et ajouter des couleurs dans votre vie
… Et, attention, il paraît que mon sourire et mon enthousiasme sont contagieux ! (Ce sont mes élèves qui le disent 😉)
Où retrouver Laurence ?
Son site internet : www.ReikiVox.com
Sa page Facebook : https://www.facebook.com/ReikiVox-105205411742298
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.
Endométriose
Ma seconde opération
Route 390, chambre 382.
Vêtue d’une robe ample, démaquillée et accompagnée d’un grand sac avec quelques affaires, je déambule dans les couloirs de l’hôpital. Inscription, signatures, bracelets, j’arrive dans la chambre. La chambre 382.
Un an et demi après ma première fois, je me retrouve seule dans une chambre un peu froide et défraîchie. La vue donne sur des buildings gris, le temps est gris aussi. Je me déshabille et enfile la fameuse blouse blanche et bleue ouverte dans le dos. Et j’attends.
UN AN ET DEMI… ÇA A ÉTÉ RAPIDE
Cette fois, l’endométriose n’est pas en cause. Mais les douleurs sont revenues. J’en reconnais certaines. J’en découvre de nouvelles.
Les contractions utérines sont fréquentes. Je saigne sans raison. Je saigne au moindre effort à vrai dire. Les étourdissements et les vomissements me tirent la sonnette d’alarme. J’ai pourtant lutté.
J’ai parfois l’impression que mon cerveau tente de se dissocier de mon corps. Le premier me répète sans cesse que j’ai connu pire et que j’exagère. Alors que mon corps s’entraîne à sourire dans la voiture pour ne rien laisser paraître ou il s’enfonce les ongles dans les paumes des mains lorsque la douleur s’intensifie.
On peut être dur avec soi parfois, souvent même.
J’ai fini par retourner voir ma spécialiste seulement 4 mois après mon examen de contrôle où tout allait bien.
Il s’avère que c’est l’utérus.
Un petit quelque chose, un petit coude bloque son bon fonctionnement. Un petit couac qui me fait retenir du sang que je couve. Ce sang, c’est l’inconnu. Impossible de savoir son origine, son pourquoi, son fonctionnement. Mon corps me réserve encore bien des surprises.
Au départ, c’est un soulagement, ce n’est pas l’endométriose. Mais mon utérus a un problème. Tant que je gère ça va, on laisse couler.
Sauf que le moment où je gérais n’est plus là. Et le tout s’empire. Et je décide de retourner sur la table d’opération.
Je suis assez confiante. Presque détachée.
Après tout, je connais la procédure, je connais les lieux et je connais ma spécialiste. Ce sera une formalité, non ?
J’y vais seule, Covid oblige, mais dans le fond, ça m’arrange. J’ai encore et toujours ce besoin irrépressible de tout faire par moi-même, de ne pas inquiéter ou déranger. M’occuper de mon corps seule. Parce que c’est mon problème, mon fardeau.
Ma vie à 100 à l’heure me pousse à choisir une rachianesthésie. Une version plus light qui me permettra de rentrer plus vite et de récupérer ma vie plus vite. De plus, je serai réveillée et je suis ravie de pouvoir assister à ça, d’observer, de poser des questions, de vivre ça de l’intérieur (et c’est le cas de le dire).
ALORS, EN ROUTE.
Le jour J, le stress monte un peu. L’attente est longue. Comme chaque fois, j’ai l’impression.
Je descends vers le bloc opératoire. J’essaye de faire de mon mieux, d’être une bonne patiente.
Être une bonne patiente ? Mais qu’est-ce que ça veut dire : être sympa, ne pas se plaindre, aider quand on peut ? Je me pose toujours la question en réalité. Doit-on vraiment être un bon patient ? Sera-t-on traité différemment ? En fait, non ! Mais ce n’est pas vraiment la question aujourd’hui.
Je rentre dans la salle d’opération. Cette grande pièce stérile où s’agitent 5 ou 6 infirmières. Ça cancane dans tous les sens.
On m’installe sur la table. On m’explique que l’on va m’injecter l’anesthésiant dans le bas du dos. Je me retrouve à faire le dos rond et avoir une vue plongeante sur mon corps. Ma blouse tombe et je suis presque nue devant ces femmes.
Pour elles, ce n’est qu’un corps, mais j’avoue que cette vision, même si je sais pourquoi je suis là, que tout le monde m’a déjà vu nue la première fois, et qu’elles vont littéralement aller voir au plus profond de moi-même, cette vision à cet instant, elle n’est pas facile. Il faut pouvoir la gérer.
C’est un état de vulnérabilité très intense. On laisse son corps à quelqu’un d’autre pour en prendre soin. Et nous n’avons aucune prise là-dessus.
Très vite, la sensation de fourmis dans les jambes arrive.
On m’installe, les jambes en l’air dans des jambières. Un champ est placé pour que je ne voie rien. Mince… moi qui voulais assister à tout.
Elles finissent la mise en place et je me retrouve enfermée dans 4 murs blancs, une couverture sur moi et des tuyaux sortant de partout.
Le stress monte. La peur monte. J’essaye de rester zen, de trouver des regards pour me distraire, discuter ou simplement avoir une présence, mais personne n’est là.
Tout doucement, les infirmières, qui ne cessaient de parler, se taisent. Moi, j’essaye de me raccrocher à ce que je peux entendre ; du charabia médical, des demandes techniques.
Très peu de temps après le début de l’opération, je commence à ressentir une gêne qui se transforme en douleur. J’ai mal. Je sens les instruments à l’intérieur de moi. Au plus profond de moi.
Je ne dis rien, parce que je veux aider. Je veux que ça se passe bien. Je veux être une bonne patiente.
Mais la douleur devient trop forte. Personne n’est là pour me parler de la pluie et du beau temps comme on me l’avait promis en préparant l’opération. Tout le monde se tait. Je comprends assez vite que ce ne sera pas si facile que prévu.
Et je commence à étouffer dans mes 4 murs blancs.
La douleur devient trop intense, ingérable, je ne peux plus me retenir, je l’exprime.
On ajoute des antidouleurs dans un des nombreux tuyaux qui m’entourent.
Ça soulage, ça rend la chose moins pénible, mais ça ne l’élimine pas.
Je ne peux pas vraiment décrire ce que j’ai ressenti durant ces longues minutes. Mais je peux dire que je me suis sentie seule, vulnérable et faible.
A cet instant, les larmes commencent à monter. Elles coulent sur mes joues. J’essaye discrètement de les essuyer. Parce que je ne peux pas faillir. Je ne peux pas montrer ça.
A la moitié de l’opération, la chirurgienne vient rompre le silence. Elle me dit « Madame, nous faisons de l’art ! ». Cette phrase vient délivrer ma solitude. Elle me parle un peu, j’essaye de ne pas faire entendre que ma voix tremble, que malgré les antidouleurs je sens encore les coups des instruments, les tests et le fil qui me recoud l’utérus et le col de l’utérus.
L’OPÉRATION SE FINIT. MES JAMBES SONT REDESCENDUES.
Je suis amenée vers la salle de réveil. J’ai encore cette boule dans la gorge et des larmes dans les yeux. En passant la porte de la salle d’opération, mes nerfs lâchent. J’ai envie de m’effondrer. Les sanglots sont dans ma gorge mais je fais tout pour les dissimuler.
J’ai encore deux infirmières au-dessus de moi et je ne peux pas. Que dirais-je ? Je passerai pour une faible, une douillette ?
Moi qui me pensais si forte, si prête, je me rends compte que c’est bien plus difficile que prévu. Que j’en demande certainement trop à mon corps, à mes nerfs que je refuse de laisser aller.
Je finis par faire une micro sieste, épuisée par l’opération, par mes émotions.
Arrivée dans la salle de réveil, je demande à avoir une culotte, un filet, car on ne m’a rien mis. Je suis toujours nue sous cette blouse blanche et bleue et je sais que le sang va finir par arriver. J’aimerais un peu de confort. On me dit d’attendre, une première fois.
Je remonte vers ma chambre. Je demande directement à l’infirmière pour avoir une culotte ou pour m’aider à en mettre une. Mes jambes sont encore endormies. Je ne peux pas bouger et je ne peux atteindre mes affaires pour en mettre une.
L’infirmière regarde mon entre-jambe et me répond : « vous ne saignez pas beaucoup. Ne vous tracassez pas, vous êtes sur une alaise et, de toute façon, vous ne sentez rien. »
Cette phrase, elle peut paraître sans conséquence. Après tout, c’est la vérité. Mais après une opération de l’utérus, une opération qui ne fut pas si simple, en tant que patiente, j’ai demandé un peu de confort. Et ce confort, on me l’a refusé.
Je suis sans voix. C’est la nuit, je suis seule dans ma chambre, nue sous ma blouse. Mon sang coule sur une alaise entre mes jambes et personne ne veut m’aider à mettre une culotte. Une chose si simple.
A ce moment, je me sens comme un numéro en attente de quitter un lit d’hôpital parmi tant d’autres. Oui, ce n’était qu’une culotte. Mais toute la journée, j’avais attendu, été anxieuse, vu mon corps exposé, trifouillé, j’avais eu mal et ce n’était pas tant la culotte pour absorber mon sang dont j’avais besoin, j’avais juste besoin de cette chose qui était importante pour moi. Pour me sentir bien.
Parce qu’on oublie que ça reste une épreuve. On se met littéralement à nu, on expose nos douleurs, nos problèmes féminins que l’on essaye parfois tant de préserver, de cacher. On expose nos défauts, nos complexes pour espérer un mieux après.
Ce petit geste sans conséquence, on me l’a refusé. J’ai dû attendre que mes jambes se réveillent, là, dans mon alaise de sang, pour pouvoir mettre moi-même cette culotte. Me rhabiller, me retrouver et sortir de cette chambre impersonnelle.
En acceptant de passer une seconde fois sur la table d’opération, je n’avais pas choisi l’option la plus facile. J’en étais fière. Je souhaitais vivre cela de l’intérieur et je voulais récupérer vite. Ne pas sentir le fardeau de la récupération trop longtemps.
Je l’ai regretté.
J’AI VU L’ENVERS DU DÉCOR.
Le stress que cette salle peut engendrer. Les silences tenus et l’importance d’une petite phrase qui rassure ou d’une main tendue dans un environnement froid et parfois hostile.
Parce qu’une opération, comme chaque opération, reste une épreuve et une attention peut parfois tout changer.
Aujourd’hui, la médecine est performante. Les outils sont précis et technologiques.
Mais parfois, je me demande si on n’aurait pas perdu un peu d’humanité dans cette technologie froide et stérile.
Rencontrer un médecin, une personne des soins de santé, accepter de se faire soigner par eux, c’est offrir une confiance. C’est la placer en eux pour aller mieux.
C’est d’abord une relation d’humain à humain.
Je pense qu’il est important de se le rappeler. Et de demander et même d’exiger cette humanité dans son parcours de patient.
C’est aussi ça, être un bon patient. Un bon patient pour soi et pour sa santé.
Coline D.
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.
Endométriose
L’endométriose et les maladies féminines : les absentes de la télévision
Comédie romantique, thriller, séries dramatiques ou médicales, nous consommons tous régulièrement des séries ou des films. Et j’en fait fièrement partie.
De la Belle au bois dormant sauvée par son prince charmant à Pretty Woman en passant par Suicide Squad ou encore La revanche d’une blonde, à tout âge, nous regardons des séries et des films. Et ces derniers ont une importance clé sur la représentation qu’on se fait de l’image de la femme, de la sexualité ou encore des maladies féminines.
Arrêtons nous un instant et posons-nous une question ? Citez un film qui aborde une scène de sexe qui ressemble à notre réalité ? Vous savez celle où on fait le petit train jusqu’aux toilettes pour éviter d’en mettre partout, celle où on se rappelle de faire pipi pour éviter les cystites ? Mmmmh difficile hein ?
Trouverez-vous un film ou une série où l’on explore la sexualité des femmes qui souffrent de maladie gynécologique ou simplement une série qui évoque correctement l’une d’entre elle, qui montre la difficulté du quotidien ? Vous cherchez encore ?
C’est parce que c’est rare ! Trop rare.
La représentation de l’endométriose et des maladies féminines dans les films
Une saga, une histoire, une prise, une utopie. Voilà comment nous pouvons résumer le 7° art.
Ce dernier est inexorablement ancré dans nos vies et nos quotidiens depuis de nombreuses années. Les synopsis des films et des séries dont nous sommes les plus grands fans, nous entrainent dans une pseudo réalité à l’instar de la nôtre, qui est tout autre…
Nous suivons les aventures de nos héros favoris dans les films et dans les séries, épisode après épisode.
Pourtant les séries ou films qui évoquent les maladies féminines ou l’infertilité se comptent sur les doigts de la main. On peut en effet citer l’épisode 10 de la saison 18 de Grey’s Anatomy ou encore la saison 3 de la série française Plan Coeur.
Mais avez-vous déjà vu votre héroïne préférée être confrontée à l’endométriose et à toutes ses complications ? La réponse est non et c’est bien dommage.
Certes toutes les productions cinématographiques ont un but en commun ; nous déconnecter de notre quotidiens et de nos tracas le temps d’un film, d’un épisode, d’une vidéo. Mais, ne sont-ils pas aussi un certain reflet de notre société ? Ne sont-ils pas le prisme de notre réalité ? Ne se basent-ils pas sur nos vies, nos quotidiens, pour conter une nouvelle histoire ?
Les maladies féminines, l’endométriose sont l’une des réalités auxquelles nous pouvons faire face. Et pourtant, rien…
La maladie n’y apparaissant pas, la sensibilisation ne se fait pas.
Oui, parce qu’au-delà de mettre en image une certaine réalité, le grand comme le petit écran sont aussi présents pour permettre la sensibilisation. Faire exister les maladies féminines dans les scénarios des films et séries permettent une plus grande visibilité de la maladie, de ses conséquences, de la difficulté du quotidien des femmes mais également de briser les tabous et la solitude qui entourent ses maladies.
Mais non, on préfère encore aujourd’hui sexualiser les corps de nos héroïnes qui se présentent encore trop souvent dévêtues, on préfère montrer une sexualité qui correspond à nos injonctions sociales ou deux corps font du frotti-frotta ou encore nous montrer un homme fort venu sauvé la jeune fille vulnérable.
Vous allez me dire que j’exagère, peut-être un peu, mais si les choses changent, évoluent, cet aspect du cinéma reste encore trop souvent représentatif d’une majorité des oeuvres.
Et la sexualité à l’écran, on en parle ?
L’endométriose, comme vous le savez, touche tous les aspects de la vie des femmes et notamment la sexualité !
D’ailleurs, voilà encore un point à aborder : la sexualité vu au petit écran.
Le sexe, c’est vendeur. Mais fait-on réellement l’amour comme à la télé ? Non !
On constate que les relations sexuelles sont au programme de la majorité de nos films et séries. Cependant, on remarque souvent que les relations qui unissent deux personnages évoluent bien plus rapidement que dans la réalité. En quelques minutes, nous pouvons passer de deux personnages qui ne se supportaient pas initialement à un plan séquence sur ces deux amoureux en pleine action à l’arrière d’une voiture.
Alors bien sur, nous, spectateurs aguerris, comprenons cette ellipse volontaire mais inconsciemment cela altère toujours notre image des relations.
Sans oublier les plus jeunes : comprennent-ils qu’une prise ne représente pas une vie ?
J’en ai moi-même été interpellée. Etant une grande cinéphile me perdre sur la toile et découvrir de nouvelles séries rythme mon quotidien. Et ces représentations faussées des relations, de la sexualité ou de l’image de la femme m’ont poussé à écrire ses quelques lignes.
UNE PRISE N’EST PAS UNE VIE
Nous sommes tous confrontés aux écrans, vous, moi, nous ainsi que nos cadets. Ils y tombent de plus en jeunes et sont rapidement pris dans les filets des séries. Ils se font une idée biaisée de la relation intime entre deux personnes. Cette représentation qu’ils se forgent à l’aide de ces scènes, est l’une de leur première conscientisation de ce que peut être la sexualité.
Le cinéma peut dès lors devenir une source d’information et de sensibilisation auprès de chacun d’entre nous. Le champ des possibilités est vaste et infini, le cinéma ou plus généralement le 7° art peut aborder n’importe quel sujet.
Alors, je me pose la question, pourquoi ne pas explorer la sexualité comme nous la vivons, faites de ratés, de rires, de pauses pipi ou encore évoquer des maladies pour ainsi prévenir les plus jeunes ou du moins montrer une réalité qui touche de plus en plus de femmes ?
Lorsque nous regardons une série ou un film, nous sommes dans un schéma passif. Nous retenons 50% de ce que nous voyons et 30% de ce que nous entendons. Le monde cinématographique peut véritablement endosser le rôle de relais d’informations. Il peut être dès lors une source de sensibilisation à grande échelle.
Pour ne citer qu’un chiffre, nous reprendront la moyenne des téléspectateurs de Grey’s Anatomy en France : 3 500 000. Ce sont donc pas moins de 3 500 000 personnes qui ont été touchées par la scène de diagnostic de l’endométriose, certes rapide et un peu faussée mais qui permet de parler des maladies féminines dans le cercle intime de la famille.
Les séries et les films, c’est aussi une façon d’aborder des sujets en famille et sans tabou. Et après tout, c’est par la parole que nous démystifions les tabous. Alors pourquoi ne pas ouvrir une conversation sensible sur la sexualité, le consentement ou encore les maladies avec un film ou une série ! Je vous le dis, c’est facile, il suffit juste de se lancer et d’apporter un peu de pop corn.
Marjorie Herman
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Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.
Endométriose
L’importance des témoignages dans la sensibilisation à l’endométriose
L’endométriose est une maladie féminine qui fait de plus en plus parler d’elle. Aujourd’hui, l’endométriose peut être citée sans que la personne qui vous fait face vous regarde interloquée en vous répondant : « l’endo quoi ? je ne connais pas ».
Une première victoire dans la lutte pour la sensibilisation de la maladie au grand public.
Ce travail de sensibilisation a souvent été effectué par les patientes elles-mêmes.
En osant exposer leur quotidien, en osant exprimer leurs souffrances, leurs peines et leurs cicatrices, elles ont permis d’ouvrir la voie, de libérer la parole et d’offrir un véritable espace pour discuter sans tabou des maladies féminines.
Les témoignages, une arme de sensibilisation
Sur la toile, on peut retrouver de nombreux récits, des écrits personnels décrivant la maladie, ses impacts, ses conséquences.
Cela peut sembler n’être qu’un écrit parmi tant d’autres, mais ce serait négliger la force de chacun de ses témoignages et spécialement dans les maladies féminines, moins connues, moins comprises et trop souvent tues.
Un témoignage, c’est un fragment d’intimité que l’on décide de partager. Il relate des faits que la personne a vécus mais également son interprétation. Il révèle le sens que ces évènements, ces rendez-vous, la non prise en compte des symptômes, la banalisation de la douleur et les difficultés du quotidien ont représenté pour la personne qui accepte de partager son expérience.
Les témoignages, ça permet de raconter une histoire mais également de faire progresser la sensibilisation aux maladies féminines.
Ils poursuivent différents objectifs, en voici quelques-uns.
Un témoignage, un fragment d’intimité qui peut faire bouger les choses
SENSIBILISER À LA MALADIE
S’il n’y avait qu’un objectif à retenir dans l’importance des témoignages, ce serait celui-ci.
Chaque témoignage est une mise à nu, une partie d’intimité que l’on accepte de partager. Ce morceau de vie peut être fait de souffrances et de souvenirs parfois pénibles. Se livrer, c’est ouvrir à nouveau des plaies qui venaient parfois de cicatriser. Se livrer n’est donc pas chose aisée. Mais cette intimité partagée a pour but de prévenir, de ne plus se taire et d’informer les autres femmes, les mères, les adolescentes sur les symptômes, les signes, les conséquences de la maladie.
Tout cela concourt à une meilleure visibilité de la maladie. Une meilleure sensibilisation permet d’améliorer la prise en charge et ainsi de faire avancer le combat de l’endométriose.

METTRE DES MOTS SUR DES MAUX
Dans le parcours délicat de l’endométriose, les douleurs et les symptômes peuvent être très différents et complexes à exprimer.
Vous vous souvenez peut-être d’une visite chez un médecin où l’on vous a demandé précisément de décrire vos douleurs ou de montrer où vous aviez mal. Il n’est pas aisé de trouver les bons mots.
Cet exercice est d’autant plus laborieux lorsque l’on souffre de douleurs que l’on ne comprend pas, des douleurs inexpliquées, si intenses et brûlant le corps de l’intérieur.
Lorsque l’on est perdu parmi ces signes que le corps nous envoie, une petite phrase, une ligne, un paragraphe dans un écrit peut faire la différence, on peut s’y reconnaître.
Ainsi, un témoignage peut allumer une lumière en nous et nous permettre de nous dire: “je ressens la même chose”.
Cette lecture constitue alors un premier pas vers une meilleure compréhension des douleurs et permet de mieux les exprimer lors d’un rendez-vous médical, par exemple. (la prise en charge s’en trouvera alors améliorée…)

ÉVOQUER LES DIFFÉRENTES FORMES DE LA MALADIE
L’endométriose est une maladie complexe qui impacte chaque femme différemment.
Il est d’ailleurs coutume de dire qu’il y a autant d’endométrioses qu’il y a de femmes.
Chaque témoignage permet alors de mettre au jour un aspect de la maladie, une atteinte qu’elle soit urinaire, digestive, qu’elle entrave la fertilité ou encore des cas plus rares comme l’endométriose diaphragmatique ou pulmonaire.

STOPPER LA BANALISATION DE LA DOULEUR
Je ne pense trahir personne si je dis que nous avons toutes entendu au moins une fois dans nos vies l’une de ces phrases :
– “les règles cela fait mal, c’est une mauvaise semaine à passer”.
– “la première fois, ça fait mal”.
– “il faut souffrir pour être belle”.
– même dans la Bible, on retrouve ce célèbre passage qui dit : “tu enfanteras dans la douleur”.
À croire que la douleur doit faire partie intégrante de la vie d’une femme mais, c’est faux ! Et il est grand temps de se défaire définitivement de cette idée.
Il est nécessaire pour ne pas dire essentiel de pouvoir écouter les signes que notre corps nous envoie et arrêter de croire qu’il est normal d’avoir mal.
Il s’agit là d’une étape capitale pour pouvoir s’engager dans la voix d’un diagnostic plus rapide et une meilleure compréhension des symptômes.

BRISER LES TABOUS LIÉS À LA SEXUALITÉ
Les rapports douloureux aussi nommés dyspareunie sont un symptôme fréquent et assez caractéristique de l’endométriose. Et pourtant, la dyspareunie représente l’un des symptômes que l’on ose le moins exprimer, que ce soit dans l’intimité ou auprès d’un médecin.
Et pour cause. Si l’endométriose nous impacte au plus profond de nous-mêmes, elle impacte aussi notre sexualité, notre féminité et l’image que l’on a de soi.
Réapprendre à s’aimer, se réapprivoiser, s’explorer à nouveau et retrouver une nouvelle façon de s’aimer seule, à deux ou à plusieurs, de la manière qui vous conviendra est un vrai combat.
Un témoignage peut ouvrir des portes vers de nouvelles conversations et une nouvelle version de sa sexualité.

EXPOSER L’IMPACT PSYCHOLOGIQUE
Les symptômes, les traitements, les rendez-vous médicaux, sans oublier le regard des autres, tout cela finit par peser sur le moral, avoir un impact psychologique.
Il est essentiel de rappeler que l’on a le droit d’avoir des appréhensions avant un examen médical, des moments de doutes, de ne pas être au top, d’avoir rendez-vous avec son canapé et de dire parfois « non ».
Nous devons vivre avec des cicatrices et des restes du passé qui sont parfois douloureux. Les accepter, c’est déjà avancer.

MONTRER LES DIFFICULTÉS DU QUOTIDIEN
Vous le savez, l’endométriose affecte tous les aspects de la vie.
Un quotidien parfois difficile que l’on tente de cacher derrière un rire, un sourire ou une blague.
Les témoignages permettent d’illustrer une maladie qui ravage le corps dans l’ombre et ainsi le mettre en lumière.
Cela donne aussi des clés qui permettent à l’entourage de mieux comprendre ces douleurs invisibles pour eux.

ET CÉLÉBRER AUSSI !
Pour terminer sur une note plus positive, les témoignages permettent de célébrer les victoires et les apprentissages que l’on accumule tout au long de son combat avec l’endométriose.
Témoigner permet de prendre du recul, de revenir sur un bout de vie, une expérience qui a été pénible.
Mais aujourd’hui, les femmes qui témoignent savent aussi que des jours meilleurs existent, que des jours sans douleurs peuvent être vécus et que des solutions peuvent aider, soulager le quotidien. Transmettre cet espoir aux autres est aussi important que de prévenir les symptômes, essentiel pour toutes les femmes qui traversent des combats difficiles.

Les témoignages pour rendre visible l’invisible
Un récit, un écrit, un témoignage peuvent être une aide mais aussi une arme pour faire avancer la maladie et sa prise en charge.
Pour résumer, les témoignages permettent de libérer la parole. Une parole qui a souvent été passée sous silence, trop souvent tue pas les injonctions sociales.
Cela permet aussi de se sentir moins seule, de briser cette solitude qui nous ronge.
Lire des symptômes que l’on vit, les douleurs, les difficultés que l’on éprouve et savoir que d’autres l’ont vécu aussi, c’est se rappeler que l’on n’est pas seule dans ce combat et cela fait du bien.
Si les femmes ne présentent pas de marques sur leur corps pour visualiser leur douleur, cela ne signifie pas qu’elles ne souffrent pas. Les témoignages permettent donc d’exposer une maladie invisible à l’œil nu.
Cela permet de rendre visible l’invisible.
Coline D.
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.
Endométriose
Le coaching pour (re)devenir actrice de sa santé et de son endométriose
Le coaching propose des solutions concrètes pour agir sur son bien-être et sa santé au quotidien. Une approche complémentaire à la médecine pour entreprendre une démarche concrète et active vers un mieux être.
Riche de ses expériences professionnelles et personnelles, Lorraine Lasserre nous livre ses conseils afin d’optimiser notre bien-être au quotidien.
Après avoir expérimenté l’épuisement parental, Lorraine a élargi son domaine de formation en se spécialisant dans le burn-out parental et dans l’hédo-coaching basé sur le bien-être avec soi, avec les autres et son environnement.
Aujourd’hui, elle propose du coaching individuel ou collectif et organise des stages destinés aux enfants, des ateliers pour les parents ainsi que des formations pour les adultes.
Comment le coaching peut-il m’aider à mieux gérer mon endométriose au quotidien ?
Le coaching est très concret. Il est ancré dans l’ici et le maintenant.
Il y a un état actuel, un état souhaité et entre les deux il y a un cheminement. Sur ce cheminement, nous avançons étape après étape. Avec le coaching, nous sommes dans la question du comment (comment je fais, comment j’accepte la maladie, les douleurs,…), dans le concret du quotidien. Plus nous nous plaçons dans le concret, plus on va connaitre sa direction et pouvoir l’emprunter.
Le coaching élargit le champ des possibles, propose de nouvelles pistes de réflexion, des actes concrets à mettre en place afin d’améliorer notre bien-être dans l’immédiat mais aussi sur le long terme. Il nous permet de nous mettre en action afin de trouver nos propres solutions et avancer étape après étape.
Le coaching est aussi une démarche très personnelle. Il requiert de l’énergie. Il faut prendre sur soi pour le faire efficacement. Il y a donc un moment pour le faire, il faut le sentir.
Choisir le coaching, c’est se réapproprier, c’est se rendre acteur de sa propre vie.
Les outils pour un mieux-être au quotidien
LA COHÉRENCE CARDIAQUE
La cohérence cardiaque est un outil de respiration à l’efficacité immédiate. Cette technique se base sur des exercices de respiration pour ralentir le rythme cardiaque.
Faites l’exercice. Pendant cinq minutes, respirez en alternant cinq secondes d’inspiration et cinq secondes d’expiration.
Les spécialistes se sont rendus compte que ce simple mouvement respiratoire, utilisé par la sophrologie, nous permettait de passer du chaos, fréquence cardiaque normale qui nous permet de répondre à toutes les sollicitations de notre environnement, à la cohérence cardiaque.
Quand on passe en cohérence cardiaque, cela permet d’être dans un état d’apaisement, de sérénité, d’être plus dans l’ici et le maintenant.Les bénéfices sont immédiats et s’inscrivent aussi dans la durée à condition d’intégrer la pratique de cet exercice dans son quotidien à raison de trois fois par jour.
Aussi, dans le cadre des maladies chroniques, les bienfaits sont conséquents sur l’immédiat. Le cortisol se voit diminué, l’hormone de jouvence, l’ocytocine, les ondes alphas (les ondes calmes et attentives) augmentent, la dopamine et la sérotonine sont stimulées et tout cela provoque une impression générale de calme.
Cinq minutes de respiration engendrent des effets sur quatre heures. Et si vous intégrez cet exercice à vos habitudes, vous pourrez, dans la durée, mieux gérer la douleur mais aussi augmenter vos capacités d’attention et de concentration.
LES TROIS CERCLES
Il est également important de déterminer ce sur quoi nous avons un réel pouvoir d’action et délimiter ainsi les trois cercles : la zone de contrôle, la zone d’influence et la zone hors contrôle.
Toute la question est de savoir où est-ce que je place mon énergie ?
Une fois ces trois zones délimitées, nous allons pouvoir déterminer notre plan d’action.
Si nous restons bloqués sur le pourquoi (pourquoi moi ? par exemple), les craintes liées à l’avenir, nous sommes dans le hors contrôle et nous plaçons alors beaucoup d’énergie mentale dans cette zone, mais nous n’en avons aucun contrôle. Cela est extérieur à nous.
Dès lors, nous allons donc devoir commencer à travailler sur le processus d’acceptation de la maladie et aussi sur le lâcher prise.La zone de contrôle représente la zone sur laquelle nous avons une influence. Accéder à celle-ci consiste à devenir acteur de son cheminement, être plus ancré dans l’ici dans le maintenant. Lorsque nous y parvenons, nous sommes plus responsables, nous pouvons décider des outils à mettre en place, choisir un thérapeute, choisir un accompagnement, … Cela permet de mettre son énergie au bon endroit et de ne pas s’essouffler dans la zone hors contrôle.
La zone d’influence réunit deux acteurs, moi et l’autre, et limite mon action comme ma part de responsabilité.
Il est donc essentiel d’être conscient de ce qui est sous notre contrôle pour savoir où placer notre énergie et ainsi, mieux agir sur ce qui importe sur ma santé et mon bien-être.
LES PETITES CUILLÈRES
L’outil des « petites cuillères » va vous aider dans la gestion de la fatigue et notamment, la fatigue chronique.
Lorsque vous êtes fatiguée, il est intéressant de matérialiser le nombre de cuillères dont vous disposez au réveil pour mener à bien les différents défis de la journée.
Imaginez un jour de grande fatigue, le réveil sonne et vous vous rendez compte que vous disposez de 15 cuillères. Que devez-vous faire ?
Il vous faut aller travailler, aller conduire les enfants, … Pour chaque action, il est nécessaire d’évaluer le flux d’énergie que nous allons devoir mobiliser et quantifier ce flux sous formes de cuillères, cela nous permettra de choisir nos combats, de prioriser, d’aller à l’essentiel.
L’ÉCHELLE DE LA RÉSILIENCE
Après avoir vécu une situation difficile, il est important de revenir à l’état initial et décortiquer les actions mises en place qui nous ont permis de quitter cette situation.
Outre apprécier le chemin parcouru, cet outil nous permet de nous inspirer de nos expériences passées pour continuer à avancer en nous inspirant de nous-mêmes.
Ce retour sur soi rend possible le GAQ (ce grâce à quoi je vais bien) et nous aide à lister les ingrédients de notre propre recette.
Il est en effet important de célébrer les victoires, il est important de pouvoir s’ancrer dans l’instant, d’être dans l’ici et maintenant. Se rendre compte que nous vivons des moments agréables accroît notre bien-être.
La gestion de émotions ou comment revenir à soi
L’endométriose touche tous les aspects de la vie. Lorsque le diagnostic est posé, beaucoup de femmes éprouvent un sentiment de colère ou de tristesse. Pour cheminer avec la maladie, apprivoiser ses émotions est une nécessité mais cela ne s’improvise pas.
Une émotion, agréable ou désagréable, c’est quelque chose qui est là.
L’émotion est une réaction physique de notre corps transmise dans un instinct de survie et qui dure en réalité quelques secondes. Elle devient un sentiment à partir du moment où on la mentalise.
Cette émotion, nous pouvons la matérialiser par un petit bonhomme qui est porteur d’un message. Ce petit bonhomme vient frapper à votre porte pour vous livrer ce message, il faut donc lui ouvrir si vous voulez découvrir l’utilité de cette émotion.
Le corps est extrêmement bien fait. En effet, chaque émotion est liée à un besoin précis. Il est important d’en délimiter les contours, d’en cerner les nuances. Nos besoins ne sont pas les mêmes si nous sommes en colère, exaspérées, nostalgique ou même joyeux.
Pour parvenir à cette précision, il faut être à l’écoute de son corps, observer ce qui s’y passe pour pouvoir nommer l’émotion ressentie, identifier les besoins liés au message et enfin, transmettre ce message de la bonne manière, à la bonne personne, au bon moment. Lorsque l’on transmet cette information, il est important d’apporter une dernière action en choisissant de le rendre constructif ou non.
Le scan tête – cœur – corps (en référence à penser, émotion, sensation) est un outil qui peut se révéler très utile dans cette gestion des émotions.
Lorsqu’une nouvelle difficile nous tombe dessus, nous sommes comme sous une cascade. Pour mieux comprendre la situation, il faut nous placer à côté. Alors, on peut réaliser un scan tête – cœur – corps. Cela permet de recevoir les informations de son corps, d’analyser la situation et de sortir du flot qui peut nous inonder.
Dans le même temps, quand nous ne sommes plus dans notre tête, nous sommes dans notre corps et notre mental s’apaise un peu. Plus nous prenons de la distance, plus nous pouvons mettre en place ce qui nous convient.Le coeur étant les émotions, les apprivoiser est un véritable cheminement qui nous permet de définir ce que nous devons faire maintenant. Plus nous serons concrets, mieux nous connaîtrons la voie à emprunter pour nous sentir mieux.
Comme l’exprime si bien Lorraine avec son analogie du mammouth, si vous voulez manger un mammouth, vous n’avez d’autre option que de le découper.
L’apprentissage de la maladie, l’acceptation, c’est ce mammouth à découper et cela demande d’introduire la notion du temps, une seule bouchée ne suffira pas à l’engloutir…Le coaching permet de devenir acteur de sa santé, de son bien-être et de son changement. Avec un accompagnement personnalisé, l’utilisation d’outils et de techniques efficaces, il peut représenter une aide au quotidien pour mieux gérer l’endométriose.
Pour en savoir plus…
Lorraine Lasserre,
Coach en développement personnel, épuisement parental et coaching scolaire.
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.
Endométriose
Diana : « Oui, l’endométriose est handicapante au quotidien »
L’endométriose entraine une errance médicale d’environ 7ans. 7 années de trop.
Un parcours long où des douleurs inexpliquées envahissent le corps, les questions restent sans réponse et où les médecins n’ont pas toujours les mots justes. Cette errance finit par laisser des traces indélébiles.
Diana, 40 ans, revient sur son parcours à la recherche d’une explication à ses maux, ses multiples visites chez des spécialistes, ses opérations et ses douleurs neuropathiques qui l’accompagnent encore. Le parcours d’une combattante qui, malgré tout, garde le sourire.
Les premières douleurs
17 ans, l’adolescence. Pour beaucoup, l’âge de l’insouciance mais pour moi, cette période fut le début d’un cheminement long et pénible marqué par la douleur.
J’ai eu mes règles assez tôt, à 11 ans. Je n’ai jamais vraiment eu à m’en plaindre, c’est vrai. Les douleurs ont commencé à envahir mon ventre lorsqu’on m’a prescrit la pilule.
Abdomen, lombaires, sacrum, tout cela me faisait tordre de douleur. Quand on est jeune, on aime sortir, retrouver ses amis. Dans les bals, je devais m’accorder une pause, m’adosser contre un mur ou allonger mes jambes. À 17 ans, on rêve de danser jusqu’au bout de la nuit et non pas de devoir déclarer forfait pour cause de douleurs.
Si les douleurs étaient déjà vives, je ne me suis pas inquiétée directement.
Adolescente, on ne réfléchit pas trop, on préfère mettre ça de côté, on a la vie devant soi…
Mais un jour, cela est devenu insoutenable. Il était clair que quelque chose n’allait pas. J’ai alors commencé à consulter une série de spécialistes.
L’enchaînement des spécialistes, un enchaînement sans réponse
Comme les symptômes provenaient de l’abdomen, j’ai pris un premier rendez-vous chez un gastro-entérologue. Ce médecin m’a alors annoncé que je buvais trop. Les analyses laissaient apparaître un taux d’enzymes hépatiques bien trop élevé et il en a forcément déduit que j’avais un souci avec la boisson.
Certes, je buvais bien quelques bières quand je sortais mais je savais ce que je faisais et quelle quantité j’ingurgitais. Et non, je ne buvais pas trop.
Ce premier épisode m’a quelque peu refroidi.
J’ai pourtant réitéré l’expérience chez un autre gastro-entérologue qui, lui, a décelé une intolérance au lactose et un côlon irritable.
Pendant ce temps, les symptômes continuaient d’évoluer. De vifs lancements dans les jambes accompagnés de douleurs lombaires firent leur apparition et furent la cause de pertes d’équilibre mais aussi de pertes de connaissance.
Ces nouvelles douleurs m’ont valu quelques expéditions aux urgences où les médecins m’assuraient que non, je n’étais pas enceinte. Mais ça, je le savais. J’avais mal, je ne me demandais pas si j’étais enceinte. La question ne se posait même pas mais, le corps médical s’obstinait à me rassurer sur ce point.
Bref, j’étais confrontée à des médecins qui ne trouvaient aucune explication et me fournissaient des réponses assez farfelues avant de me renvoyer chez moi sans solution.
Je me souviens encore de cette fois où un médecin m’a livré une rapide psychanalyse sur le fait que mes douleurs lombaires et dans les jambes étaient liées à mon adoption. Pour lui, les douleurs exprimaient un problème avec ma mère et étaient le signe que je ne voulais plus avancer dans la vie.
10 ans durant, j’ai enchaîné les gastro-entérologues, les neurologues et autres spécialistes qui n’ont jamais rien trouvé ou même eu l’envie de chercher plus loin.
Des règles anormales
Ce lien avec mes règles s’est imposé lors de la pose de mon stérilet. Les nausées, les vomissements ont commencé à accompagner mes douleurs.
J’ai remarqué que cela se produisait de façon cyclique, chaque mois, avec mes règles.J’ai alors tenté d’expliquer mes douleurs à ma gynécologue mais elle me disait qu’il fallait attendre, que je devais être moins douillette.
Ainsi, chaque mois, j’avais rendez-vous avec mon canapé. Au début, cela durait deux ou trois jours et puis, assez rapidement, une semaine complète.
Après cette année avec le stérilet, j’ai décidé de consulter une nouvelle gynécologue qui a repéré des kystes sur mes ovaires. Elle évoque alors le syndrome des ovaires polykystiques et puis, le cancer.Sur les conseils de ma maman, je me rends chez un spécialiste.
Nous sommes en 2011, j’ai 28 ans et le diagnostic tombe. Le professeur Donnez m’annonce que j’ai de l’endométriose.
Je ne connaissais pas du tout cette maladie. Je n’en avais jamais entendu parler, je ne savais pas si c’était grave ou non. Je ressors avec un tas de papiers, un tas d’examens à réaliser.
Et les larmes coulent. Je pleure de soulagement mais aussi d’inquiétude car il pouvait encore se rétracter et me dire que finalement il n’y avait rien.À force de s’entendre dire qu’il n’y a rien, que c’est dans la tête, qu’on est douillette, le cerveau doute, hésite, le jour où l’on nous annonce que nos douleurs portent un nom. Qui sait ? Peut-être s’est-il encore trompé ?
Ce réflexe est cette marque indélébile qu’une dizaine de médecins ignorants, sans tact, sans explication et sans solution ont laissé dans mon corps et dans mon esprit. Il hante également ceux de beaucoup d’autres femmes.Le 11 mai, jour de la délivrance.
Suite à une série d’examens, le professeur m’a annoncé qu’il fallait opérer. À cet instant, j’ai accepté d’y croire, j’ai accepté qu’il y avait bien quelque chose et que je n’étais pas folle.
Ce quelque chose existe, doit être traité et chirurgicalement de surcroît. Ça a mis fin à ce parcours du combattant.Lors de l’intervention, ils ont découvert de l’endométriose un peu partout au niveau gynécologique, dans le cul de sac de douglas, sur les ovaires, les ligaments utérosacrés, le péritoine, mais également au niveau des intestins, du sigmoïde,…
Pour le Pr Donnez, il était clair que l’atteinte à mes ligaments était responsable des douleurs à la jambe…À la suite de l’opération, même si les débuts n’ont pas été faciles, je me suis sentie délivrée. C’était une véritable renaissance. Je pouvais revivre, profiter de tous les petits plaisirs qui avaient toujours été empêchés par les douleurs.
Une belle surprise
Trois ans plus tard, les nausées et les fortes douleurs abdominales étaient à nouveau présentes. J’ai consulté la boule au ventre, je craignais l’annonce d’une nouvelle récidive de la maladie. Mais ce ne fut pas le cas, c’était une belle surprise : j’étais enceinte.
Ma grossesse ne fut ni tranquille ni sereine. À peine au bout du deuxième mois, j’ai eu des contractions. J’ai alors dû être alitée durant 7 mois tout en prenant un traitement hormonal pour empêcher les contractions. Bref, une grossesse à risque.
Au cours de cette période, toutes mes douleurs étaient revenues. Et dire qu’à l’époque, on pensait que la grossesse guérissait l’endométriose.
Au bout du compte, j’ai pu tenir dans mes bras une petite fille en pleine santé.Quelques années plus tard, j’ai appris que beaucoup de femmes qui ont de l’endométriose vivent ce genre de grossesse.
La récidive de l’endométriose
Après l’accouchement, les douleurs sont revenues de plus belle pour ne plus me quitter. Mais on m’a répété que mon endométriose était terminée et que ce n’était pas ça. On m’a laissé repartir. À nouveau, sans explication.
Je suis restée dans cet état jusqu’à ce que deux accidents me donnent le courage de reprendre le combat pour trouver une solution. Un jour, alors que je tenais ma fille dans mes bras, je me suis sentie tomber. J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour tomber sur mes fesses et la protéger.
Une autre fois, j’étais en voiture et ma fille était à l’arrière. Ma jambe ne répondait plus. Mon enfant était à l’arrière du véhicule et j’avais peur. J’ai pu rentrer chez moi sans dommage, une chance.Ces douleurs, je les trainais depuis l’accouchement. Ma santé mettait ma fille en danger, je ne pouvais plus l’accepter.
J’entends les mêmes discours que dans mon adolescence, j’ai à nouveau 17 ans.
Ma fille devait avoir 2 ans quand j’ai croisé le chemin du Pr Nisolle à Liège.Elle a directement décelé un petit quelque chose à l’échographie et m’a dit ceci que je retiendrai, ce n’est pas parce qu’on ne voit rien qu’il n’y a rien. Après quelques examens, une opération est prévue. L’endométriose avait bien repris. Il y en avait notamment derrière l’utérus qui expliquait les douleurs lombaires.
J’avais 34 ans et j’en ai profité pour lui parler d’hystérectomie. Elle me répondit alors par la négative.
J’ai donc réitéré ma demande 2 ans plus tard et elle dit oui !Une fois encore, l’endométriose frappait à ma porte et j’en avais assez.
Je lui ai expliqué que mon choix de vie était d’être une maman plus ou moins en forme. Je préférais offrir à ma fille une maman plutôt qu’un petit frère ou une petite sœur.
Et si, quand bien même, j’avais voulu un deuxième enfant, j’aurais dû revivre une opération, peut-être des traitements, sans oublier la grossesse à risque.
Mon corps était fatigué, il avait assez souffert.L’hystérectomie fut rapide et spectaculaire.
À ma grande surprise, je me suis rapidement remise de cette lourde opération. Mes douleurs se sont envolées ou presque.
Depuis lors, les douleurs abdominales ont disparu, une vraie libération. Ma vie intime s’est également transformée, jamais je n’avais vécu cette harmonie, cette symbiose.On a pu aussi m’éclairer. Mes problèmes à la jambe étaient des douleurs neuropathiques. L’endométriose s’infiltre partout et vient abîmer les nerfs, il me faudra vivre avec.
En effet, les douleurs neuropathiques m’accompagnent au quotidien.
Des douleurs articulaires, des fourmillements, des décharges électriques,… m’assaillent. Il m’arrive de ne pas pouvoir couper mes légumes comme je le voudrais…L’endométriose est réellement handicapante au quotidien.
Il y a des jours où je suis en colère contre la maladie mais, j’essaye de relativiser et de quantifier ma chance dans ma malchance.
Aujourd’hui, je marche parfois avec une canne.
L’endométriose est toujours là, ne se laisse pas oublier et se manifeste notamment dans le diaphragme et les poumons. Le diagnostic est complexe et requiert une certaine expertise.
Je demeure à l’écoute de mon corps, en alerte.
L’avenir me révélera bientôt ce que la maladie me réserve encore comme surprises.UNE NOTE D’ESPOIR
Vivre avec l’endométriose, c’est avoir projets et parfois les voir reportés à x années. Mais comme pour tout, les moments difficiles finissent par passer ! Il y a toujours une petite éclaircie…
A 40 ans, je prépare mon mariage avec mon chéri et notre fille de 6 ans. Pour le coup, le fautif s’appelle coronavirus, en 2020, nous avions décidé de reporter carrément de 2 ans! L’endo m’aura appris que nous ne pouvons être sûrs de rien face à une maladie inconnue.
Même si les étapes ne se font pas dans le bon ordre, ce n’est pas grave car ce sont ces petites étincelles de vie récoltées par ci par là qui deviennent notre carburant pour avancer malgré cette maladie qui nous pourrit la vie.
C.D.
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.
Endométriose
Conférence : La boîte à outils pour mieux vivre son endométriose
La boîte à outils pour mieux vivre son endométriose
CONFÉRENCE GRATUITE À SPA
Mars, le mois de la sensibilisation à l’endométriose. A cette occasion, la ville de Spa et Chroniques de l’endométriose collaborent pour sensibiliser les femmes et leur entourage à cette maladie avec une conférence entièrement gratuite et ouverte à tous.

FORMULAIRE D’INSCRIPTION
25.000 FEMMES TOUCHÉES PAR L’ENDOMÉTRIOSE EN PROVINCE DE LIÈGE
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique. Elle touche plus d’une femme sur 10 en Belgique.
En 2020, on recensait 25.000 femmes touchées en province de Liège.
Cette maladie féminine est due à la présence de cellules semblables à l’endomètre en dehors de la cavité utérine provoquant des lésions, des kystes, des nodules qui peuvent aller se loger un peu partout dans la cavité abdominale.
Selon le Conseil Supérieur de la Santé, il s’agit de la première cause d’infertilité féminine dans le monde.
Si la maladie connaît une plus grande visibilité aujourd’hui, il n’existe AUCUN traitement pour la soigner.
La maladie impacte les femmes dans leur intimité mais également dans chacun des aspects de leur quotidien, que ce soit au cœur de leur couple comme sur leur lieu de travail.
Aujourd’hui, il convient de poursuivre la sensibilisation à la maladie mais également d’offrir des clés pour la vivre plus sereinement.
UNE CONFÉRENCE ORGANISÉE PAR CHRONIQUES DE L’ENDOMÉTRIOSE ET LA VILLE DE SPA
Chroniques de l’endométriose, c’est une plateforme qui informe, sensibilise et partage les différents aspects de la maladie. Un relais pour offrir aux femmes et à leur entourage les clés pour mieux appréhender cette colocataire involontaire.
Aujourd’hui, à travers des témoignages de femmes, des interviews avec des professionnels de la santé et des informations sur la maladie, le site touche chaque mois plus de 4000 personnes dans toute la francophonie (Belgique, France, Suisse, Canada,…)
Pour informer et sensibiliser le public, Chroniques de l’endométriose s’associe à la ville de Spa pour proposer une conférence : “La boîte à outils pour mieux vivre son endométriose”.
Une conférence qui se veut gratuite pour toucher le plus de monde possible.
Cette conférence a pour objectif de sensibiliser les femmes, les mamans, les professionnels mais également l’entourage à cette maladie et d’explorer les solutions pour prendre en charge efficacement la maladie.
LE PROGRAMME DE LA CONFÉRENCE
L’endométriose et sa prise en charge pluridisciplinaire seront le fil rouge de la conférence.
4 intervenantes venues du milieu médical et paramédical exploreront la maladie sous différents aspects :
- L’endométriose, la maladie, les causes et les traitements,
par le Pr. Nisolle, Professeur de gynécologie, Présidente du Département de gynécologie-obstétrique à l’Université de Liège (ULiège) et Chef de service universitaire de gynécologie-obstétrique au CHU de Liège (sur le site CHR Liège). - La prise en charge de la maladie,
par Marine Bosson, coordinatrice de Lucerm ( Liège University Center of Endometriosis and Reproductive Medicine). - L’alimentation anti-inflammatoire
par Mandy Rauw, diététicienne. - L’importance du mouvement et de la prise en charge holistique de la maladie,
par Marine Degroisillier, kinésithérapeute, nutrithérapeute et fondatrice du centre Essentia à Angleur.
LES INFOS PRATIQUES
Quand ? Le mercredi 16 mars 2022 à 19H30
Où ? Rue de l’Hôtel de Ville 44, 4900 SPA
Prix ? Gratuit
Réservation souhaitée.




Visuel de l’affiche : David Serati
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.
Endométriose
Sexologie : retrouver une sexualité épanouie avec l’endométriose
Quand l’endométriose s’invite au cœur du couple.
Si on associe souvent l’endométriose aux problèmes de fertilité, on parle encore trop peu de son impact sur la sexualité. Il s’agit pourtant d’un des symptômes les plus courants chez les endométriosiques.
Dans notre société, il reste difficile de parler du désir et du plaisir féminin. La sexualité représente une partie essentielle et constitutive de la qualité de vie des femmes, mais elle est encore entourée de nombreux tabous.
A travers les symptômes de l’endométriose, ses impacts physiologiques et psychologiques, (re)trouver une sexualité épanouie peut s’avérer complexe mais, n’est pas impossible.
Pour mieux comprendre le rôle de l’endométriose sur la sexualité et la qualité de vie des femmes, Chroniques de l’endométriose est partie à la rencontre de Nathalie Cosijns, sexologue et elle-même atteinte de la maladie. Nathalie combine différentes casquettes : infirmière, sexologue et psychologue. Des connaissances qui lui ont permis de développer le mindfullness comme outil principal de prise en charge. Une technique basée sur la pleine conscience de soi, de son corps et de son couple pour s’épanouir au mieux dans son intimité.
SOMMAIRE
Comment est-ce que l’endométriose impacte la sexualité des femmes ?
L’endométriose affecte la région urogénitale. Elle peut toucher en même temps les différents organes génitaux, ainsi que tout ce qu’il y a autour : les ligaments utérosacrés, la vessie, le rectum, les intestins,…
Ces atteintes peuvent provoquer des symptômes très différents qui sont parfois difficiles à relier et à interpréter.
La maladie peut aussi entrainer des douleurs liées à la sexualité : les dyspareunies.
Il est important de rappeler que la sexualité est une sphère très intime et liée à de nombreux tabous.
Ces sujets tabous entrainent une méconnaissance de son propre corps et de ses propres mécanismes du plaisir.
Lorsque les douleurs sexuelles et/ou abdominales surviennent, les femmes peuvent penser que c’est normal ou tenter de mettre leurs douleurs de côté parce qu’elles n’arrivent pas à mettre de mots sur celles-ci. Les douleurs liées à l’endométriose sont souvent très intimes et il peut être difficile d’en parler avec son compagnon, son entourage ou encore à des professionnels de la santé.
Cette situation, combinée à une errance médicale, a un impact conséquent sur la sexualité des femmes.
Quels sont les différents types de dyspareunies ?
De façon théorique, il en existe 4 :
-
LA DYSPAREUNIE DE TYPE PRIMAIRE
Cette première dyspareunie implique des douleurs qui ont toujours été présentes. Ces douleurs se ressentent lors de la pénétration, par exemple.
-
LA DYSPAREUNIE DE TYPE SECONDAIRE
Cette dyspareunie survient à un moment donné dans la vie de la femme. Les raisons de ces nouvelles douleurs sont multifactorielles. Les étiologies (l’ensemble des causes des maladies) sont nombreuses, elles peuvent être autant organiques que psychologiques.
Si la dyspareunie secondaire est de type organique : on peut trouver des causes infectieuses, inflammatoires, néoplasiques (une prolifération anormale de cellules).
Dans le cas d’une cause néoplasique, comme l’endométriose, la prolifération cellulaire engendre des adhérences, ce qui peut rendre le passage du pénis (ou autre) dans le vagin plus difficile. Les adhérences peuvent provoquer des tiraillements entre les tissus enflammés, ce qui va augmenter aussi les douleurs lors de rapports sexuels.
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LA DYSPAREUNIE SUPERFICIELLE
Ce type de dyspareunie est lié à la zone externe du sexe de la femme comme les lèvres et l’entrée du vagin.
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LA DYSPAREUNIE PROFONDE
La dyspareunie profonde représente le type de douleurs que connaissent le plus souvent les femmes atteintes de l’endométriose. Ces douleurs sont localisées au niveau des organes tels que l’utérus, les ovaires, le périnée.
Ce sont aussi des douleurs que l’on constate au niveau post-orgasmique. Lorsqu’il y a un orgasme et une montée d’excitation, le périnée (qui est un genre d’hamac qui soutient tous les organes de reproduction) se contracte et toutes les adhérences ou autres tissus inflammatoires sont mis en pression. Et cela peut être très douloureux. C’est le même phénomène que lors des menstruations. On peut ressentir un coup de poignard, des fortes contractions, des nausées, des étourdissements,…
L’endométriose peut-elle impacter l’image de soi ?
Lorsque le diagnostic de l’endométriose est posé, les femmes vont passer par une série d’étapes qui va du deuil à l’acceptation de la maladie. C’est un moment où les femmes peuvent exprimer de la colère sur leur corps, le rejeter et/ou connaitre le déni. Chacune réagit à sa manière face à cette annonce.
Infertilité, baisse du désir, traitements,… ce sont aussi des concepts qui peuvent être évoqués et qui vont avoir un impact sur l’image que l’on a de soi et de son corps.
L’image corporelle se nourrit d’expériences positives qui sont en lien avec les circonstances de la vie.
Par exemple, dans le cas de la sexualité, si la femme connait une belle sexualité, avec de beaux orgasmes, une bonne lubrification, que son compagnon ou sa compagne la regarde merveilleusement bien, elle va se sentir belle, elle va être bien dans son corps.
Le diagnostic de l’endométriose vient relancer les dés parce que les douleurs ne sont pas contrôlables, elles peuvent arriver n’importe quand et freiner la sexualité. Les traitements, les épisodes de crises, les dyspareunies,… vont impacter le désir, la libido et l’idée d’avoir des rapports peut induire une certaine appréhension.
Les douleurs mémoires vont aussi participer à une fermeture du corps : lorsque certaines zones ont été mises à mal pendant longtemps, le cerveau et les fibres nerveuses les conservent. Le corps va alors revivre les douleurs même si une opération a permis d’enlever les lésions et les adhérences.
Les femmes peuvent se sentir moins désirantes et moins désirées. Les complexes prennent alors plus de place. Cela va développer un questionnement sur ce corps qu’elles trouvent anormal. Cela peut aussi finir par créer de la jalousie.
La féminité peut se retrouver également impactée. Chacune possède sa représentation de celle-ci, mais la sexualité y est corrélée. Quand on se sent désirée par l’autre, quand on se sent bien dans son corps, on se sent femme.
Tout ceci peut être mis à mal par les symptômes et les conséquences de la maladie. Cela entraine une certaine détresse chez la femme et dans le couple. Ce qui, à terme, peut entrainer d’autres dysfonctionnements sexuels comme le vaginisme.
La perte de confiance en son corps, la diminution de l’image de soi et les douleurs peuvent entrainer un cercle vicieux et mettre à mal l’épanouissement personnel et sexuel des femmes.
Comment réconcilier l’endométriose et la libido ?
Pour évoquer cette question, il est important de rappeler la définition de la libido.
La libido est une sorte d’énergie, un appétit sexuel, un moteur qui va amener les hommes et les femmes à réaliser des activités sexuelles.
Au cours de la vie, la libido va connaître des variations selon les hormones, la fatigue, des facteurs psychologiques mais aussi des facteurs physiques, et cela est normal.
Dans le cas de toutes les maladies, quelles qu’elles soient, le corps souffre et il y a une diminution de cette pulsion de vie, de ce moteur vers le plaisir sexuel.
La libido en tant que telle, elle part de soi. On a trop souvent tendance à penser que la libido, c’est l’autre qui en a le contrôle et le pouvoir. Il est certain que le ou la partenaire va jouer un rôle dans la montée de la libido, mais on remarque que ce désir sexuel s’estompe quand les femmes ne croient plus en elles, qu’elles rejettent leur corps et/ou que les symptômes physiques sont importants.
Du côté physique, la libido va être lissée par :
- Les traitements hormonaux, comme la prise de la pilule ou la ménopause artificielle qui vont venir priver le corps d’hormones essentielles à la libido.
- Les douleurs, le stress, la fatigue chronique vont également concentrer toute l’énergie du corps. L’attention cognitive n’est alors plus portée sur ce qui est excitant pour les femmes, mais elle est centrée sur la douleur. Ceci va provoquer une fermeture du corps.
Du côté psychologique :
- Les douleurs lors des rapports et les douleurs mémoires vont s’inscrire dans le corps et créer une appréhension.
- L’altération de l’image de soi participe aussi à la diminution du désir.
Il faut avant tout s’aimer soi pour retrouver un désir sexuel et une sexualité épanouie. La libido est influencée par l’image que l’on porte sur soi, sur ses ressentis, ses émotions. Chacun peut l’influencer.
Comment se défaire de la culpabilité ?
Les femmes peuvent se sentir coupable de faire peser un poids sur le couple. Un poids que le ou la partenaire n’aurait pas avec une autre. Elles peuvent aussi éprouver de la culpabilité face à des rapports qui ne se déroulent pas toujours comme elles le voudraient, parce que la douleur s’invite trop souvent ou encore parce qu’elles ne font pas autant l’amour que leur entourage,…
Cette culpabilité est souvent liée aux représentations sociales. Pour y remédier, la communication sera une clé.
COMMENT INTÉGRER LA MALADIE AU SEIN DU COUPLE ?
Il faut prendre conscience que dans toute maladie, le couple n’est plus composé de deux personnes, mais de 3.
Il y a cette douleur, cette endométriose, elle est présente dans un triangle amoureux.
C’est important de pouvoir la rendre physique et donc de l’extérioriser, en se disant : « elle est là aujourd’hui, on est vendredi soir, j’ai envie de toi mais j’ai mal donc, on essayera demain ou à un autre moment ». Cela permet aussi d’intégrer le partenaire dans la maladie, de ne pas le laisser de côté.Il est essentiel d’apporter un éclairage sur les douleurs. Car si on leur ferme la porte, si on les cache à coups d’anti-inflammatoires ou d’anti-douleurs, elles vont augmenter. Il faut pouvoir leur offrir un espace pour mieux les gérer seule ou à deux. C’est vraiment tout le processus de pleine conscience d’une douleur corporelle.
Quels sont les outils pour mieux vivre sa sexualité avec l’endométriose ?
Il existe différents outils à mettre à place. Il faut pouvoir les tester et choisir ce qui correspond le mieux à chaque couple.
LA COMMUNICATION
Le développement d’une communication sexuelle représente une aide pour tous les couples. Il est important d’introduire le compagnon, la compagne dans le combat que représente l’endométriose et ce, dès les prémisses. Ce n’est pas toujours une chose facile. Mais il est essentiel d’expliquer ce qu’est la maladie, d’informer son partenaire sur le sujet, de lui expliquer les douleurs, de le prévenir des rendez-vous médicaux,…
Communiquer sur son désir, sur ses complexes, ses peurs, ses appréhensions seront aussi des éléments cruciaux pour mieux vivre sa sexualité. C’est aussi offrir un espace à l’autre pour exprimer ce qu’il ressent.
LES POSITIONS SANS DOULEURS
Adapter ses positions sexuelles représente un enjeu important. Il faut pouvoir tester les positions et choisir celles qui ne provoquent pas de douleurs. Il faut essayer, tester, changer, se découvrir à deux.
Les sextoys peuvent aider à (re)découvrir un plaisir à deux, à s’ouvrir à d’autres pratiques pour trouver son plaisir.
Il ne faut pas hésiter à utiliser du lubrifiant pour assurer le confort de chacun.LE SLOW SEX : UNE ALTERNATIVE À DÉCOUVRIR
Il peut être intéressant de développer une sexualité qui tend vers le Slow Sex. Ce concept propose une sexualité qui éveille nos sens et qui ne se focalise pas sur la pénétration.
Le slow sex permet de limiter l’appréhension et les crispations liées à la pénétration. Il permet aussi de créer une bulle de sérénité, de partage et de complicité au sein de son couple.
Le livre Slow Sex, s’aimer en pleine conscience de Richardson et Descombes est une excellente entrée en la matière.
LA PRISE EN CHARGE COMPLÈTE DE L’ENDOMÉTRIOSE
L’endométriose est une maladie chronique inflammatoire, il est important de penser à une prise en charge globale et holistique.
La kinésithérapie, l’ostéopathie, la nutrithérapie, la sexologie, la pratique du yoga, la sophrologie, la méditation,… sont des pistes à explorer pour arriver à mieux vivre avec la maladie.Dans un couple, l’endométriose s’invite pour créer un triangle amoureux. Une nouvelle colocataire à prendre en compte pour se retrouver soi, son corps et sa féminité et ainsi vivre une sexualité épanouie.
Pour en savoir plus…
Nathalie Cosijns,
sexologue, thérapeute de couple et psychologue
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.
Endométriose
La culotte menstruelle bio par Peau Éthique
Le soutien-gorge, la culotte, le string,… les sous-vêtements habillent nos parties les plus intimes, les dissimulent, les mettent en valeur.
Confortable, pratique ou érotique, la lingerie est au plus proche de notre corps, de notre intimité. Ainsi, elle peut aussi bien prendre soin de notre corps comme le mettre en danger. Pesticides ou traitements toxiques, les sous-vêtements peuvent être synonymes d’irritations ou d’allergies. Un constat que l’on peut aussi connaitre avec les protections menstruelles.
A condition d’être bien choisie, la lingerie peut représenter un véritable allié du quotidien et ce même dans les « mauvais » jours.
C’est avec l’objectif de proposer des sous-vêtements de qualité et sans danger pour notre santé que Peau Éthique est née.
Chroniques de l’endométriose est partie à la rencontre de Ludivine, co-gérante de Peau Éthique pour échanger et partager autour de la lingerie, l’intimité et l’endométriose.
Peau Éthique, une histoire familiale
C’est en 2004 que Cathy décide de se lancer dans les sous-vêtements bio.
Après avoir constaté de l’eczéma sur le corps de son petit garçon, Cathy se met à la recherche de marques françaises proposant des vêtements bio. Au milieu de toutes les marques, elle ne trouve pas une entreprise qui vend des sous-vêtements à la fois responsables, éthiques et en coton biologique.
Elle décide alors de lancer sa propre affaire, Peau Éthique. Une marque de textile bio qui propose des sous-vêtements allant de la taille bébé à la taille adulte. Aujourd’hui, c’est Ludivine (sa fille) et Sara (sa belle-fille) qui ont repris le flambeau.
Toujours avec l’envie de promouvoir un produit français de qualité, bio et éthique, cette entreprise poursuit son développement avec un nouveau produit phare : la culotte menstruelle 100% en coton bio certifié GOTS.
UNE ENTREPRISE FÉMININE ET FÉMINISTE
Peau Éthique, c’est avant tout une histoire de femmes. Une entreprise engagée qui souhaite faire la différence dans notre société où la fast-fashion prime et où les origines de nos vêtements sont parfois bien floues.
Écologie, éthique et féministe, voilà comment on pourrait résumer cette marque française qui souhaite avant tout proposer de la lingerie bio et accessible à tous.
Une culotte de règles bio
Pour une femme, les règles peuvent être synonymes de douleurs mais également de charge financière et mentale. Au cours d’une vie, les règles peuvent coûter plus de 4000€ pour une seule personne et provoquer près de 150kg de déchets. Sans oublier que l’on ne sait pas toujours ce qui se cache à l’intérieur de nos protections menstruelles.
Avec ce constat, Ludivine et Sara ont décidé de créer un culotte menstruelle lavable, réutilisable et composée de produits bio pour assurer le confort, le bien-être et la santé de toutes.
Ludivine nous confie comment elles ont imaginé ce produit :
« Il y a beaucoup de culottes menstruelles sur le marché. Nous voulions un produit bon, bio, avec une bonne absorption. L’achat d’une culotte de règles, cela représente un investissement et nous souhaitions avoir le meilleur rapport qualité prix ».
UNE CULOTTE QUI JOUE LA TRANSPARENCE
La culotte de règles de Peau Éthique est réalisée en coton biologique. La partie technique est confectionnée en France et la confection du produit est réalisée en Tunisie.
Cette culotte menstruelle présente de nombreux atouts :
- Elle est respectueuse de la peau des femmes et de son équilibre.
- Il n’y a pas de risque de choc toxique.
- Il n’y a ni odeur, ni de fuite.
- La culotte permet de bouger librement, de faire du sport,…
- Elle ne provoque pas de sensations d’humidité gênantes.
- Elle est invisible.
- La culotte est noire, ce qui permet d’éviter d’être confrontée à son sang.
- Le petit plus : son élastique dentelle qui la rend élégante.
« La culotte menstruelle ne change pas les règles, mais elle les facilite. » nous affirme Ludivine.
Les culottes menstruelles : un moyen de briser le tabou des règles et de l’endométriose
La culotte menstruelle de Peau Éthique n’est pas seulement bio et responsable, elle est également engagée.
Elle coûte 29€ à l’achat, dont 1€ est reversé à l’association de lutte contre l’endométriose : EndoMind.
Ludivine nous explique pourquoi il était important pour elle et l’entreprise de soutenir la sensibilisation à l’endométriose et les tabous entourant les règles :
La création de cette culotte menstruelle nous permettait d’étoffer notre offre de lingerie bio mais cela représentait également un excellent moyen de parler de l’endométriose.
J’ai été moi-même diagnostiquée à 32 ans.
Les douleurs, les examens, cela n’a pas toujours été facile. Et je sais combien mon parcours aurait pu être plus aisé si cette maladie avait été plus mise en avant lorsque j’étais jeune.
Il y a encore trop de personnes menstruées qui souffrent durant de longues années sans le savoir.
Je ne peux pas imaginer qu’une jeune fille passe plus de 20 ans à avoir des menstruations sans être diagnostiquée.
Alors, lorsqu’on a pu lancer un produit qui nous permettait de soutenir la recherche scientifique, de sensibiliser les femmes et de briser les tabous liés aux règles, on l’a fait. C’était une évidence.
Aujourd’hui, il est plus facile de parler des menstruations avec sa famille, son conjoint, ses copains mais dans le milieu professionnel cela représente encore un tabou important. Il y a encore un grand combat à mener.
Annoncer qu’on a une maladie qui touche aux règles, cela peut installer un froid dans le milieu professionnel. Etre fatiguée, avoir des crampes et des douleurs qui nous empêchent de travailler, les employeurs ont du mal à concevoir que cela puisse être handicapant.
C’est déjà lourd à porter et en plus il faut tout faire pour le cacher sur son lieu de travail.
Des évolutions doivent être apportées et on peut faire bouger les choses en en parlant, mais aussi avec une culotte de règles.
La culotte de règles Peau Éthique, un sous-vêtement indispensable pour passer ses menstruations en toute sérénité. Et en plus, il soutient la lutte contre l’endométriose. Nous, on adore.
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.
Endométriose
La prolothérapie neurale : soulager les douleurs liées aux nerfs
Le corps représente un ensemble complexe. Lorsque quelque chose ne va pas, il est capable de nous envoyer des signes clairs comme la douleur. Parfois, la douleur peut devenir chronique et connaitre des origines différentes.
Nos nerfs peuvent être responsables de nombreuses douleurs intenses et parfois inexpliquées. Soulager les douleurs neuropathiques peut considérablement changer le quotidien des femmes et des hommes.
Chroniques de l’endométriose est parti à la rencontre du Dr Beco, gynécologue spécialisé en périnéologie et prolothérapie neurale. Il nous explique le processus des douleurs neuropathiques, mais surtout les solutions pour les soulager.
Soulager les douleurs neuropathiques par la prolothérapie neurale
QU’EST-CE QUE LA PROLOTHÉRAPIE NEURALE ?
Tout d’abord, il est important de faire la différence entre la prolothérapie et la prolothérapie neurale.
La prolothérapie est un terme qui vient de l’anglais « proliferative therapy ». L’idée initiale est de réparer des ligaments abimés en injectant du sucre concentré (25%) dans le ligament.
L’injection du sucre concentré va créer une réaction inflammatoire autour du ligament. En 3 ou 4 injections, il guérit seul et les douleurs disparaissent.
Sur ce principe, le Dr Lyftogt, un médecin d’origine hollandaise, s’est rendu compte qu’en injectant du sucre dilué à 5% autour d’un nerf en souffrance, il obtenait une disparition de la douleur dans les 2 minutes.
Un effet presque immédiat.
Aujourd’hui, cette technique est nommée PIT, Périneural injection therapy (thérapie d’injection autour des nerfs) ou prolothérapie neurale.
Le principe du PIT repose sur des injections de sucre dilué à 5% autour d’un ou plusieurs nerfs pour soulager les douleurs.
Le sucre est l’aliment des cellules nerveuses. Ainsi, en fournir au nerf va lui permettre de fonctionner à nouveau normalement. Son inflammation va diminuer et ne plus provoquer de douleurs.
Une inflammation de la paroi du nerf est responsable de douleurs dites névralgiques ou neuropathiques.
Les nerfs du petit bassin
QUELS SONT LES NERFS QUI PEUVENT ÊTRE SOIGNÉS PAR LA PROLOTHÉRAPIE NEURALE ?
Dans la région du pelvis, il peut y avoir plusieurs nerfs impliqués.
1. Les nerfs honteux
A l’heure actuelle le plus connu est le nerf pudendal, aussi nommé le nerf honteux interne. Une fois enflammé, celui-ci va provoquer des douleurs en position assise et qui se manifestent à l’extérieur du périnée.
Le nerf honteux est impliqué dans 3 grandes fonctions : uriner, déféquer ainsi que celle des rapports sexuels.
Dès lors, lorsqu’il est atteint, il peut provoquer des problèmes à ces trois niveaux.
On peut retrouver des symptômes comme des besoins urgents d’uriner, l’incontinence urinaire, des douleurs à la vessie, des difficultés à vider la vessie, de l’incontinence anale, de la constipation, des douleurs durant les rapports sexuels,…
Deux symptômes typiques d’un nerf honteux douloureux sont :
– Le sexual arousal syndrome ou PGAD : le syndrome d’excitation sexuel. Ce sont des femmes qui ressentent des sensations sexuelles de façon constante.
– Les proctalgies fugaces : des douleurs intenses dans l’anus qui durent de quelques secondes à quelques minutes et apparaissent en dehors de la défécation.
2. Le nerf obturateur
La névralgie du nerf obturateur est très fréquente. Cela provoque des douleurs dans le vagin ainsi que des problèmes urinaires importants.
Ce sont des femmes qui ont besoin d’uriner toutes les heures et se relever la nuit (la fréquence mictionnelle, dite normale, est d’une fois toutes les 3 heures et maximum 1 fois par nuit).
La vessie peut faire très mal et il peut y avoir des difficultés à la vider et provoquer de l’incontinence.
Les femmes peuvent ressentir des douleurs à l’entrée ou dans le fond du vagin lors des rapports sexuels mais également de très fortes douleurs, comme des contractions utérines ainsi que des fausses sensations de corps étranger dans le vagin.
Le nerf obturateur et le nerf honteux sont interconnectés via les muscles de la région. Lorsque l’un est enflammé, il va provoquer une contracture des muscles et rendre le second douloureux.
Les deux muscles les plus impliqués sont le muscle piriforme et le muscle obturateur.
3. Le nerf génito-fémoral
Le nerf génito-femoral est un nerf avec deux petites branches qui descendent au niveau des cuisses et une branche qui revient au-dessus du pubis et descend dans les lèvres.
Ce nerf peut provoquer des douleurs au-dessus de la cuisse et sur le dessus de la lèvre vulvaire.
4. Le nerf cutané abdominal
Ce nerf tourne comme une ceinture autour du bassin. Il démarre de la colonne vertébrale, des dorsales 10 et 11 et revient sur le ventre. Il peut provoquer de fortes douleurs des côtes jusqu’au bas du ventre. Ces douleurs sont nommées le syndrome de Maigne.
Le domaine des nerfs est large et peut provoquer de nombreuses douleurs.
Malheureusement, il y a très peu de gynécologues et de médecins qui s’intéressent aux nerfs du petit bassin. Un domaine compliqué et peu enseigné.
Les causes d’une inflammation des nerfs
COMMENT UN NERF PEUT SE RETROUVER ENFLAMMÉ ET DEVENIR DOULOUREUX ?
Il existe une multitude de raisons d’avoir un nerf enflammé.
Ici, nous allons évoquer principalement les causes de l’inflammation des nerfs pudendal et obturateur.
- Une inflammation des nerfs peut provenir des muscles. Une surcharge musculaire au niveau du muscle obturateur et piriforme peut provoquer des douleurs.
- Une instabilité du bassin ou instabilité de la sacro-iliaque peuvent aussi être une raison.
- Des anomalies dans les pieds, des mauvaises postures.
- Un gros stress entraine une contraction des muscles et donc une inflammation.
- Une chute sur le derrière peut changer légèrement l’anatomie locale.
- Une profession où l’on est beaucoup assis.
- La selle d’un vélo, des chocs répétitifs.
- …
Soigner et soulager les nerfs durablement
COMMENT SE DÉROULE UNE THÉRAPIE DE PROLOTHÉRAPIE NEURALE ?
Tout d’abord, il faut repérer les nerfs douloureux chez le/la patient(e).
Chaque nerf a un territoire d’innervation bien précis.Pour déterminer le ou les nerf(s) douloureux, le praticien va pousser sur quelques points caractéristiques. Il peut également utiliser un test assez simple : le test du palper-rouler (le praticien pince la peau à certains endroits précis du corps, la fait rouler entre ses doigts et observe la réaction de la patiente pour déceler une éventuelle douleur).
COMMENT TRAITER LES NERFS ?
On peut traiter les nerfs avec du PIT et du glucose dilué à 5%.
Le PIT offre un pourcentage de guérison aux alentours de 80%.
Mais on peut faire un pas de plus et traiter la cause pour ne plus que l’inflammation des nerfs revienne.
- L’instabilité du bassin est un cas qui revient chez beaucoup de personnes.
Cela est plus fréquemment observé chez les patients souffrant de la maladie d’Ehlers-Danlos. Une maladie héréditaire où les ligaments du corps sont anormalement relâchés. Ils sont hyperlaxes. Ce sont des personnes qui sont capables de prendre leur pouce et de toucher leur poignet, de faire la prière dans le dos, ils peuvent également avoir des articulations qui se déboitent. Ici, la prolothérapie représente une vraie solution. En injectant du glucose concentré à 25% (prolothérapie) dans les ligaments sacro-iliaques, le bassin va se stabiliser et les douleurs vont disparaitre en quelques séances seulement. C’est une maladie très fréquente qui touche 300 000 à 400 000 personnes en Belgique et dont la majorité n’est même pas au courant.- Le syndrome de stress post-traumatique. Dans ce cas, la personne a vécu des évènements de vie traumatisants. On peut par exemple citer la pédophilie, un viol, un cadre familial violent, une prise en otage, le terrorisme, un accident de voiture,… Il existe beaucoup de stress post traumatique que l’on peut vivre au cours d’une vie. Ce cas de stress important peut causer des douleurs partout. Tous les nerfs du corps vont être douloureux et cela est très difficile à vivre au Quotidien. La prolothérapie neurale peut aider à soulager le corps en injectant le sucre dilué dans 7 points précis d’acuponcture. Les douleurs vont alors diminuer ainsi que le stress. Mais là aussi on peut traiter les symptômes, mais il vaut mieux attaquer la cause. On peut proposer une combinaison avec une thérapie d’hypnose ou de EMDR (eye movement desensitization and reprocessing).
- Le maintien et le travail sur la position peuvent être également travaillés pour protéger les nerfs et éviter des douleurs. Pour protéger et soulager le nerf pudendal, il existe un coussin ergonomique en forme de U réalisé dans un atelier protéger à Ensival.
La prolothérapie dans le cas de l’endométriose
EN CE QUI CONCERNE L’ENDOMÉTRIOSE, COMMENT LA PROLOTHÉRAPIE NEURALE PEUT AIDER ?
Dans le cas précis de l’endométriose, la maladie peut provoquer de fortes douleurs mais également impacter les nerfs.
Le nerf obturateur, le nerf pudendal, le nerf cutané abdominal et les muscles vont jouer un rôle dans le degré de douleur associé à l’endométriose.
Les douleurs ressenties dans le bas ventre peuvent venir contracter les muscles qui vont ensuite impacter les nerfs. Cela va créer un cercle vicieux de douleurs répétitives.Pour soulager les femmes, on va agir sur les nerfs enflammés grâce à la prolothérapie neurale mais également sur le relâchement des muscles en utilisant les trigger point release. Cette technique consiste à exercer une pression sur un muscle pour relâcher le muscle et soulager la douleur.
En supprimant les douleurs des muscles et des nerfs provoquées par l’endométriose, cela peut soulager efficacement le quotidien des femmes.
Lorsque les douleurs dans le bas ventre sont fortes et invalidantes, les raisons peuvent être multiples. Les nerfs peuvent en être une raison, dès lors, il est important d’y penser.
C.D.
Pour aller plus loin
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique inflammatoire qui touche 1 femme sur 10.
L’endométriose est une maladie liée à la présence de tissus, semblables à l’endomètre, en dehors de la cavité utérine. Elle peut toucher différents organes.
Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut aussi provoquer de violentes douleurs et altérer la qualité de vie des femmes.


